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L’Agence de l’eau Seine-Normandie met à disposition ses données via le portail de bassin

Qualit’eau

L’Agence de l’eau Seine-Normandie met à disposition ses données de suivi de qualité des eaux superficielles

Suivi physico-chimique de 16 cours d'eau en période de vendange 2011

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

ASCONIT / CARSO

Contact Agence

B.COLIN

La qualité des affluents de la Marne dans le secteur du vignoble autour d'EPERNAY, est très influencée par les rejets de l'activité vinicole. Depuis 2000, un suivi de petits affluents est ainsi poursuivi pour apprécier l’impact des vendanges sur la qualité des eaux.

La Direction Vallées de Marne a confié en 2011 le suivi aux prestataires du marché de mesures sur le milieu naturel du bassin Seine–Normandie: ASCONIT pour les prélèvements et le laboratoire CARSO pour les analyses.

Les 16 points de mesures du secteur 51 et 02 ont fait l’objet de 12 prélèvements ponctuels:

  • un état initial avant les vendanges, réalisé le 17 ou 18 août 2011,
  • un état pendant les vendanges du 22 août au 12 septembre 2011, avec une fréquence de tous les 2 jours (soit 10 fois par point),
  • un état après les vendanges, réalisé le 20 ou 21 septembre 2011.

Par rapport au suivi vendanges 2010, deux points sur la Marne à Reuil et Jaulgonne ont été ajoutés, le Service Navigation de la Seine ne pouvant plus assuré leur suivi. Pour chaque site, le prélèvement a fait l’objet d’une mesure de débit et des paramètres de terrain in-situ (T °, pH, conductivité, oxygène et taux de saturation), et des analyses de physicochimie de base (MES, DBO5, DCO, COD, NH4+, NO2-, NO3-, NKJ, PO43-, P total). Les données de ce réseau vendanges ont aussi été bancarisées.

Les résultats traités selon les seuils de l’arrêté de surveillance du 29 juillet 2011 pour l’évaluation de l’état physicochimique des masses d’eaux, révèlent 14 cours d’eaux impactés pendant les vendanges sur les 16 suivis, à savoir :

tableau qualité riviere 12aqua02

 

  • les rûs de Trépail, de Brunet, des Hattiers, les Tarnauds, le Cubry, le Cubersault, le Domptin en état mauvais ;
  • le ru de Vertus, la Berle, le Darcy, le Flagot, la Semoigne en état médiocre.
  • et 2 cours d’eau en état moyen : la Livre et le Belval.

Seule la Marne respecte l’objectif de bon état ou de bon potentiel écologique 2015 en période de vendanges. La faiblesse des débits en cette année de sècheresse peut expliquer en partie la nette dégradation de ces petits cours d’eaux. La maîtrise des impacts de l’activité vinicole sur les eaux superficielles de petits affluents reste donc un enjeu important sur le sous-bassin Vallées de Marne pour l’atteinte du bon état des eaux superficielles. La poursuite du contrat-cadre avec la profession viticole (2007-2012) et les contrats globaux pour l’eau en cours (Brie des Etangs, Condé en Brie, Charly-sur-Marne) doivent se poursuivre pour contribuer à l’atteinte de cet objectif de bon état.

Suivi physico-chimique de 17 cours d'eau en période de vendange 2012

Autres phases

pas d'autre phase

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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ASCONIT / CARSO

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B.COLIN

La qualité des affluents de la Marne dans le secteur du vignoble autour d'EPERNAY, est très influencée par les rejets de l'activité vinicole. Depuis 2000, un suivi de petits affluents est ainsi poursuivi pour apprécier l’impact des vendanges sur la qualité des eaux.

La Direction Vallées de Marne a confié en 2012 le suivi aux prestataires du marché de mesures sur le milieu naturel du bassin Seine–Normandie: ASCONIT pour les prélèvements et le laboratoire CARSO pour les analyses

Les 17 points de mesures du secteur 51 et 02 ont fait l’objet de 12 prélèvements ponctuels:

  • un état initial avant les vendanges, réalisé le 5 ou 6 septembre 2012,
  • un état pendant les vendanges du 14 septembre 2012 au 5 octobre 2012, avec une fréquence de tous les 2 jours (soit 10 fois par point),
  • un état après les vendanges, réalisé le 17 ou 18 octobre 2012.

Par rapport au suivi vendanges 2011, le ru de Champillon a été ajouté. Pour chaque site, le prélèvement a fait l’objet d’une mesure de débit et des paramètres de terrain in-situ (T °, pH, conductivité, oxygène et taux de saturation), et des analyses de physicochimie de base (MES, DBO5, DCO, COD, NH4+, NO2-, NO3-, NKJ, PO43-, P total). Les données de ce réseau vendanges ont aussi été bancarisées.

Les données de ce réseau vendanges ont aussi été bancarisées.

Les résultats traités selon les seuils de l’arrêté de surveillance du 29 juillet 2011 pour l’évaluation de l’état physicochimique des masses d’eaux, révèlent 10 cours d’eaux impactés pendant les vendanges sur les 17 suivis, à savoir :

tableau qualité rivière 12aqua03

  •  les rus de Trépail , de Vertus, et le Champillon en état mauvais;
  • la Berle en état médiocre,
  • les Tarnauds, le Cubry, le Flagot, les rus de Brunet, des Hattiers, de Domptin et le Cubersault en état moyen,
  • la Livre, le Darcy, la Marne, le Belval,et la Semoigne en bon état.

 

L’étalement des vendanges 2012 explique un impact moindre constaté cette année par rapport aux suivis précédents, sur certains cours d’eaux atteignant ainsi le bon état : l’amélioration réelle de leur état physicochimique à cette période mérite d’être confirmée.

La maîtrise des impacts de l’activité vinicole sur les eaux superficielles de petits affluents reste donc un enjeu important sur le sous-bassin Vallées de Marne pour l’atteinte du bon état des eaux superficielles.
La poursuite de la mobilisation avec un nouveau contrat-cadre avec la profession viticole et les contrats globaux pour l’eau en cours (notamment Brie des Etangs, Condé en Brie, Charly-sur-Marne) doit continuer pour contribuer à l’atteinte de cet objectif de bon état écologique.

SUIVI PHYSICO-CHIMIQUE DE 17 COURS D’EAU EN PÉRIODE DE VENDANGES 2013

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

ASCONIT / CARSO

Contact Agence

B.COLIN

La qualité des affluents de la Marne dans le secteur du vignoble autour d'EPERNAY, est très influencée par les rejets de l'activité vinicole. Depuis 2000, un suivi de petits affluents est ainsi poursuivi pour apprécier l’impact des vendanges sur la qualité des eaux.

La Direction Vallées de Marne a confié en 2013 le suivi aux prestataires du marché de mesures sur le milieu naturel du bassin Seine–Normandie : ASCONIT pour les prélèvements et le laboratoire CARSO pour les analyses.

Les 17 points de mesures du secteur 51 et 02 ont fait l’objet de 12 prélèvements ponctuels:

  • un état initial avant les vendanges, réalisé le 10 ou 11 septembre 2013, sauf pour la Livre suite à un problème d’accès au cours d’eau,
  • un état pendant les vendanges du 30 septembre 2013 au 21 octobre 2013, avec une fréquence de tous les 2 jours (soit 10 fois par point),
  • un état après les vendanges, réalisé le 5 ou 6 novembre 2013.

Pour chaque site, le prélèvement a fait l’objet d’une mesure de débit et des paramètres de terrain in-situ (T °, pH, conductivité, oxygène et taux de saturation), et des analyses de physicochimie de base (MES, DBO5, DCO, COD, NH4+, NO2-, NO3-, NKJ, PO43-, P total). Les données de ce réseau spécifique vendanges ont aussi été bancarisées dans DEQUADO.

Les résultats traités selon les seuils de l’arrêté de surveillance du 28 juillet 2011 pour l’évaluation de l’état physicochimique des masses d’eaux, révèlent 13 cours d’eaux impactés pendant les vendanges sur les 17 suivis, à savoir :

tableau qualité rivières 13aqua01

  • les rus de Trépail, de Brunet, des Hattiers et le Champillon en état mauvais,
  • les rus de Vertus, de Domptin et le Cubersault en état médiocre,
  • la Berle les Tarnauds, le Cubry, le Darcy, le Flagot et le Belval en état moyen,
  • la Livre, la Marne et la Semoigne en bon état.

L’amélioration de l’état physicochimique de ces deux petits cours d’eau (Livre et Semoigne) atteignant ainsi le bon état en cette période de vendanges, mérite d’être confirmé.
Certains cours d’eaux (Domptin, Cubersault, Hattiers) risquent de ne pas atteindre l’échéance fixée à 2015 !

La maîtrise des impacts de l’activité vinicole sur les eaux superficielles de petits affluents reste donc un enjeu important sur le sous-bassin Vallées de Marne pour l’atteinte du bon état écologique des eaux superficielles.
La poursuite de la mobilisation avec la profession viticole et les contrats globaux pour l’eau existants (notamment Brie des Etangs, Condé en Brie, Charly-sur-Marne) doit s’intensifier pour contribuer à l’atteinte de cet objectif de bon état écologique.

SUIVI PHYSICO-CHIMIQUE DE 17 COURS D'EAU EN PERIODE DE VENDANGES 2014

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

ASCONIT - CARSO

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Béatrice COLIN - DVM

La qualité des affluents de la Marne dans le secteur du vignoble autour d'EPERNAY, est très influencée par les rejets de l'activité vinicole. Depuis 2000, un suivi de petits affluents est ainsi réalisé pour apprécier l'impact des vendanges sur la qualité des eaux. La Direction Territoriale Vallées de Marne a confié en 2014 le suivi aux prestataires du marché de mesures sur le milieu naturel du bassin Seine-Normandie : ASCONIT pour les prélèvements et le laboratoire CARSO pour les analyses.

Les 17 points de mesures du secteur 51 et 02 ont fait l'objet de 12 prélèvements ponctuels: - un état initial avant les vendanges, réalisé le 26 ou 27 août 2014, - un état pendant les vendanges du 15 septembre 2014 au 6 octobre 2014, avec une fréquence de tous les 2 jours (soit 10 fois par point), - un état après les vendanges, réalisé le 21 ou 22 octobre 2014. Pour chaque site, le prélèvement a fait l'objet d'une mesure de débit et des paramètres de terrain in-situ (T °, pH, conductivité, oxygène et taux de saturation), et des analyses de physicochimie de base (MES, DBO5, DCO, COD, NH4+, NO2-, NO3-, NKJ, PO43-, P total). Les données de ce réseau spécifique vendanges ont aussi été bancarisées dans DEQUADO. Les résultats traités selon les seuils de l'arrêté de surveillance du 25 décembre 2010 modifié, pour l'évaluation de l'état physicochimique des masses d'eaux, révèlent les cours d'eaux impactés pendant les vendanges sur les 17 suivis, à savoir :

tableau 14aqua01

- les rus de Trépail, de Brunet, le Cubersault en état mauvais,
- les rus de Vertus, le Darcy et le Cubry (à Vinay) en état médiocre,
- la Berle, le Cubry (à Pierry), le Belval, les rus des Hattiers et de Domptin en état moyen,
- la Livre, les Tarnauds, le Flagot, la Semoigne et la Marne en bon état.

L'amélioration de l'état physicochimique de ces deux petits cours d'eau (Livre et Semoigne) en cette période de vendanges, semble se confirmer sur trois années consécutives. La Marne n'est pas impactée en période de vendanges. Certains cours d'eaux (Domptin, Cubersault, Hattiers) n'atteindront probablement pas l'échéance du SDAGE actuel fixée à 2015 !

La maîtrise des impacts de l'activité vinicole sur les eaux superficielles de petits affluents reste donc un enjeu important sur le sous-bassin Vallées de Marne pour l'atteinte du bon état écologique des eaux superficielles. La poursuite de la mobilisation avec la profession viticole et les contrats globaux pour l'eau existants (notamment Brie des Etangs, Condé en Brie, Charly-sur-Marne) doit s'intensifier pour contribuer à l'atteinte de cet objectif de bon état écologique.

Monographie sur les nonylphénols, enjeu sur le bassin Seine-Normandie

Autres phases

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Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

Agence de l'eau Seine-Normandie (D.CHEMIN)

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B.CASTEROT

Les nonylphénols font partie des substances dangereuses prioritaires de la DCE. Leur formule est C15H24O : ils sont constitués d'un groupement phénol sur lequel se lie une chaîne alkyl de neuf carbones. Les isomères sont nombreux. Les nonylphénols sont à la fois les précurseurs et les produits de dégradation des nonylphénols éthoxylates.

L'utilisation des nonylphénols éthoxylates comme tensio-actifs dans tous les secteurs d'activité a été croissante depuis les années 40. La directive 2003/53/CE a ensuite interdit la mise sur le marché et l'emploi des nonylphénols et nonylphénols éthoxylates pour de nombreux usages.

Par ailleurs, les nonylphénols sont mis en avant puisqu'ils sont plus rémanents que les nonylphénols éthoxylates et que ce sont des perturbateurs endocriniens.

Nonylphénols et nonylphénols éthoxylates sont pourtant toujours présents dans tous les compartiments et en particulier dans les eaux de surface.

Les nonylphénols possèdent de nombreux isomères. Ils peuvent par conséquent être souvent confondus. Des problèmes analytiques peuvent alors se poser également, contrariant leur identification. La législation sur l'eau s'est concentrée sur la recherche des nonylphénols dans l'eau alors que les propriétés physico-chimiques de la molécule font qu'elle va se lier préférentiellement à la matière organique des sédiments ou des sols. L'objectif de l'étude est de mieux cerner l'enjeu que peuvent représenter les nonylphénols pour le bassin et mieux comprendre les confusions qu'ils peuvent engendrer

L'analyse des mesures de suivi depuis 2008 montre que toutes ces difficultés se posent notamment parce que :
- les confusions entre les nonylphénols sont nombreuses,
- le suivi de certains isomères doit être privilégié,
- certaines différences entre laboratoires ne permettent pas de bien comparer les résultats de mesure pour ces molécules (performance analytique, restitution des résultats),
- la recherche des nonylphénols doit se faire préférentiellement dans les sédiments.

Les nonylphénols sont présents non seulement dans les eaux de surface et dans les eaux souterraines mais aussi dans les mers et dans l'atmosphère. Ils passent facilement d'un compartiment à l'autre. Ces substances se lient à la matière organique et sont donc préférentiellement retenues dans les sédiments et les sols. Cette tendance semble assez bien confirmée par les données de surveillance à l'échelle du bassin. Les nonylphénols (ramifiés) déclassent peu les masses d'eau de surface au sens de la directive cadre (au niveau de l'eau). L'exploitation des données sur sédiments peut montrer en revanche une contamination plus importante par ces polluants.

Les sources de nonylphénols peuvent être ponctuelles : dans les effluents industriels de nombreuses installations classées (blanchisseries, industries du papier, industries pharmaceutiques etc.) et dans les effluents de stations d'épuration. Les traitements habituels appliqués dans les stations françaises sont mal adaptés aux micropolluants comme les nonylphénols. Des traitements complémentaires plus onéreux sont à même d'en réduire les rejets. Une contamination résiduelle transitant par les réseaux existe : les textiles importés contaminent par exemple les eaux de lavage. Les sources de nonylphénols peuvent aussi être diffuses. Les pneumatiques, les matériaux de construction, les peintures, les papiers et cartons, les produits phytosanitaires sont entraînés avec les pluies vers les réseaux après un éventuel transit par l'atmosphère.
La maîtrise de ces sources de pollution diffuses est plus difficile.

Recherche préliminaire sur l'origine des assecs d'affluents de la Risle : Vernet, Val Logé, Sommaire et Finard

Autres phases

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Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

Agence de l'eau Seine-Normandie (E.GAZENGEL)

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A.DEBURGHRAVE

Le bassin versant de la Risle est à cheval entre la Basse et la Haute-Normandie et possède un fonctionnement karstique. Le Vernet, le Val Logé, le Sommaire et le Finard sont des affluents de la Risle régulièrement en assec et présentant une forte réactivité en cas de précipitations importantes.

Ce projet a pour but d'étudier l'origine du fonctionnement particulier de ces cours d'eau. Pour cela diverses institutions ont été contactées pour récolter différentes données et un sondage des riverains et des observations de terrain ont été réalisés.

Ainsi, des indices de débits violents ont été relevés pour tous les ruisseaux étudiés et les parties aval du Vernet et du Val Logé sont complétement enherbées, sans trace d'écoulements récents. Des riverains ont témoigné de la présence autrefois d'écrevisses dans le Sommaire et le Finard, indicatrices d'écoulements pérennes. Il est apparu que les débits spécifiques mensuels du Vernet étaient très faibles en été. Les débits spécifiques journaliers montrent une plus grande réactivité du Vernet par rapport à la Risle. Les surfaces agricoles drainées ont connu une importante augmentation, parallèlement à un développement des grandes cultures céréalières et à une rectification et un recalibrage des ruisseaux. Ces drains se déversent dans des bétoires connectées à celles présentes dans le lit des ruisseaux. Ces travaux ont renforcé le caractère karstique du secteur et causé les assecs réguliers des ruisseaux étudiés par un rabattement de la nappe et une augmentation des vitesses de transfert.

ÉTUDE POUR LA RECONQUETE DE LA QUALITE DE DEUX MASSES D'EAU SOUTERRAINES : HG307 ET HG310

Autres phases

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Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

SAFEGE

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J-B.HUBERT

Les masses d'eau HG307 (3307 - Calcaires Kimméridgien- Oxfordien karstiques entre Yonne et Seine) et HG310 (3310 - Calcaires du Dogger entre Armançon et limites de district) ont fait l'objet d'une analyse sur les plans de l'hydrogéologie et des pressions polluantes afin de réfléchir à la politique de reconquête de la qualité des eaux. L'étude s'est déroulée en trois phases à l'instar des études d'Aire d'Alimentation de Captage (AAC) mais sur un territoire correspondant aux masses d'eau souterraines :
- Une phase Hydrogéologique pour qualifier les écoulements et les secteurs de fortes vulnérabilités.
- Une phase de diagnostic des pratiques sur les zones les plus vulnérables.
- Une phase de proposition des pistes d'action à mettre en œuvre pour reconquérir la qualité.

Le volet hydrogéologique a consisté d'une part en des études de terrains classiques (réalisation de cartes piézométries, traçages) et d'autre part en une analyse du signal karstique des sources majeures. L'étude de terrain a montré que les transferts d'eau entre bassins versants étaient généralisés sur la masse d'eau HG310. Le degré de karstification s'est avéré très variable et a permis de mettre en évidence une composante lente (transfert matriciel) qui devient prépondérante sur les sources possédant un grand bassin, en accord avec les campagnes de datation.

L'agriculture du territoire est caractérisée par une large part de grandes cultures avec des rotations colza-blé-orge d'hiver sur 70 % de la SAU. Au sud-ouest, sur le plateau de Bourgogne, les exploitations se répartissent en trois catégories quasiment équivalentes en effectif : des exploitations spécialisées en grandes cultures céréalières, polyculture-élevage et viticulture. Au sud-est, sur le plateau Langrois Montagne, les exploitations sont moins nombreuses, majoritairement en polyculture-élevage bovin. Les zones à risque de transfert de nitrates et pesticides sont principalement sur les Plateaux de Bourgogne, à sols superficiels et caillouteux, présentant des potentiels limités et majoritairement en grandes cultures céréalières.

La troisième phase de l'étude a proposé des pistes d'actions mais surtout une modification de la stratégie de reconquête de qualité d'eau fondée sur la définition d'objectifs chiffrés de réduction de flux et la prise en compte des phénomènes dispersifs dans la zone saturée.

Occurrence et devenir de certains précurseurs d'acides carboxyliques perfluorés (PFCA)

Autres phases

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Etude commandée par

ANSES

Réalisée par

ANSES

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B.CASTEROT

Les alkyl per- et polyfluorés (PFAS) regroupent une large famille de composés chimiques (plus d'un millier de molécules au total). Ils sont caractérisés par la présence d'atomes de carbone liés à des atomes de fluor, comportant à une extrémité un groupement de type CnF2n+1. Le groupe des alkylperfluorés englobe notamment des acides perfluorés (PAAS) parmi lesquels les acides carboxyliques perfluorés (PFCA) ou encore des sulfoniques (PFSA) dont le plus connu, le PFOS, nouvelle substance dangereuse prioritaire de la DCE. Ces composés ont été utilisés depuis les années 50 dans de très nombreuses applications industrielles et domestiques (imperméabilisation de différents supports, mousses anti-incendie...).

En 2009, une campagne nationale d'occurrence dans les eaux destinées à la consommation humaine (eaux brutes et traitées) a été lancée suite à la présence constatée de PFCA et PFSA dans de nombreux compartiments environnementaux. Elle a permis de constater la présence de plusieurs composés (PFOS, PFHxS, PFOA, etc) et révélait que les ressources de deux sous-bassins présentaient des profils atypiques, en lien avec des activités industrielles : en vallée d'Oise et en vallée du Rhône.

L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le comportement de certains PFAS depuis leurs sources ponctuelles d'émission jusqu'à la sortie d'usines de potabilisation situées en aval sur les deux sous-bassins mis en perspective par la campagne d'occurrence. En effet, le cycle de vie de ces composés est relativement méconnu et complexe, un même composé pouvant être à la fois directement rejeté dans les milieux aquatiques et être un produit intermédiaire ou ultime de dégradation d'autres PFAS. L'objectif ultime est d'apprécier au mieux l'impact sur la filière eau potable que peuvent avoir ces composés via les systèmes aquatiques.

La première phase de l'étude a permis d'établir la liste restreinte de 46 PFAS d'intérêt couvrant plusieurs sous-familles chimiques de PFAS. Cette liste a dû partiellement être élargie lors des phases expérimentales au cours desquelles les analyses chromatographiques ont permis de révéler la présence d'autres composés dont l'identification a été possible (comme le 6:2FTAB par exemple). Cette première phase a par ailleurs permis le développement de deux techniques spécifiques pour l'analyse des composés : la chromotographie liquide ultraperformante couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC/MSMS) pour 32 des PFAS puis une microextraction sur phase solide et analyse en chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (SPME-GC/MS) pour les 16 PFAS neutres et volatils. Une méthode analytique spécifique a par ailleurs dû être développée pour doser les nouveaux composés 6:2FTAB et M4 repérés en cours d'étude. Des méthodes d'analyses globales ont également été testées au cours de cette étude.

Deux sites ont été investigués pendant l'étude. Pour le bassin Seine-Normandie, le site d'étude couvre une zone depuis Villers-Saint-Paul (60) à Maurecourt (78) englobant un site industriel (repéré dans la première campagne d'occurrence comme source potentielle) et les usines d'eau potable de Précy-sur-Oise, Boran-sur-Oise et Méry-sur-Oise. Les quatre campagnes de prélèvements ont couvert la station d'épuration de la plateforme industrielle (entrée, sortie, points intermédiaires), environ 11 points sur l'Oise, les champs captants différents points sur les filières de traitement d'eau des trois usines d'eau potable.

L'étude a notamment montré que :
- les concentrations en sortie de filière de potabilisation (dizaine de ng/L) ne dépassent pas les valeurs guides proposées actuellement par certains pays pour certains PFAS,
- aucun procédé de potabilisation n'est en mesure d'intercepter ces polluants hormis les techniques de filtration (nanofiltration ou osmose inverse) ; l'ozonation combinée à de la filtration, en présence de précurseurs, entraine une augmentation des teneurs en certains PFAS,
- dans les captages, des PFCA et certains petits fluorotélomères sont principalement retrouvés. Des PFAS sont retrouvés dans la quasi-totalité des ressources en eau potable investiguées,
- en rivière, le panache de certains PFAS est observable sur de grandes distances en aval des zones d'émission ; les quantités rejetées par les sites industriels investigués sont estimées à plusieurs tonnes par an, la nature des PFAS dépendant de l'activité industrielle,
- au niveau des dispositifs d'épuration industriels, les résultats permettent d'émettre l'hypothèse que les systèmes à boues activées peuvent amorcer des transformations chimiques de certains PFAS, les sous-produits d'épuration peuvent piéger certains composés, la proximité des organes d'épuration peut être contaminée par certains composés (probablement par retombées atmosphériques).

L'étude a montré que les fluorotélomères constituent une fraction importante des PFAS rejetés. Parmi les molécules recherchées, la présence significative du 6:2FTSA a été mise en évidence dans les rejets. Une contribution significative du 6:2FTAB a également été notée.

Etat des eaux souterraines sur le bassin Seine-Normandie : évaluation de la qualité chimique

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

Agence de l'eau Seine-Normandie (C.RITALY)

Contact Agence

M.AKOPIAN

La base nationale ADES (Accès aux Données sur les Eaux Souterraines) hébergée au BRGM contientADES les données de surveillance des niveaux d'eau (piézométrie) et de la qualité des eaux versées par plusieurs "producteurs". Sur le bassin Seine-Normandie, ces dernières années (2010-2013) les résultats téléchargeables sont essentiellement fournis par deux "producteurs" des données physico-chimiques : l'Agence de l'eau Seine-Normandie (> 64 % d'enregistrements) et le Ministère de la Santé (~35 %).

La note de cadrage interministérielle de mars 2014 préconise d'identifier les points de prélèvement sensibles aux pollutions diffuses (nitrates et pesticides) et les captages prioritaires pour la lutte contre les pollutions d'origine agricole dans le SDAGE (Schéma Directeur de l'Aménagement et de Gestion des Eaux). La qualité de chaque point d'eau vis-à-vis de la pollution nitrique est appréciée grâce au calcul des percentiles 90 des concentrations en nitrates. Puis le percentile 90 (ou à défaut valeur maximale) est comparé au seuil d'action à 40 mg/L. Concernant les phytosanitaires, les moyennes des moyennes (MMA) pluriannuelles par composé individuel (molécule- mère ou ses métabolites) ou pour la somme des pesticides quantifiés sont comparées au seuil de risque, fixé à 75 % de la norme.

Sur la période récente (2008-2013), près de 33 % des points suivis sont classés en "points sensibles" vis-à-vis de la contamination par les nitrates et/ou pesticides. Une distinction a aussi été effectuée entre les pesticides actuellement interdits et ceux autorisés (encore peu suivis) : trois fois plus de points sont déclassés par les pesticides interdits. Les triazines, et notamment l'atrazine et ses produits de dégradation, sont responsables du déclassement de près de 80 % des points dégradés ! Ces molécules restent aussi les plus quantifiées, malgré leur interdiction depuis 2003. La persistance de certaines molécules dans le milieu souterrain et dans les sols ainsi pose de véritables problèmes : aucune action efficace ne semble être possible pour dépolluer les eaux dans leur milieu naturel. Les premiers pesticides autorisés déclassants sont les herbicides à spectre large : la bentazone et le glyphosate qui affectent à eux deux près de 2 % des stations étudiées. Outre leur usage dans l'agriculture, les phytosanitaires à base de glyphosate sont largement utilisés pour désherber le long des voies ferrés et les axes routiers, par les jardiniers-amateurs et par les services communaux.

Plus de 800 différents paramètres recherchés dans les eaux souterraines sont bancarisés par l'Agence de l'eau. Ils appartiennent à des familles chimiques variées et représentent différents usages (souvent multiples) : pesticides (familles chimiques très diverses), polluants industriels organiques (ex. plastifiants, détergents, solvants), hydrocarbures, métaux, etc. Les principaux polluants trouvés dans les eaux souterraines sont de loin les pesticides, suivis par les nitrates, puis les composés organiques halogénés volatils (solvants) et les métaux.

Les tendances d'évolution des concentrations de nitrates et pesticides ont été calculées sur 3 périodes : 1997-2013 (début de la surveillance régulière), 2004-2013 (période de 10 ans) et 2007-2013 (mise en place des réseaux DCE par l'agence), via l'outil HYPE développé par le BRGM. Ainsi, sur la période la plus longue (1997-2013), seuls 13 % des points possèdent des chroniques en nitrates permettant le calcul statistique, encore moins en pesticides (atrazines)… La tendance la plus récente a été retenue pour analyse des évolutions : ainsi, environ 50 % des points subissent une tendance significative à la hausse de leurs concentrations en nitrates, ~35 % stagnent ou ne montrent pas de tendance significative et 14,5 % entament la baisse. L'agrégation des résultats à l'échelle des masses d'eau, a permis de définir 12 masses d'eau souterraine présentant une tendance à la hausse significative et durable de leur concentration en nitrates. Les actions renforcées sont nécessaires pour espérer renverser ces tendances.

Une analyse en composantes principales (ACP) a été réalisée afin de rechercher les facteurs explicatifs (rotation des cultures, lithologie, épaisseur de la zone non saturée, comportement hydrodynamique…) permettant d'interpréter les concentrations en nitrates et pesticides observées au point. Ces dernières, et notamment les nitrates et triazines, paraissent corrélées avec des typologies de cultures définies par l'INRA, des propriétés physiques de l'aquifère et leur comportement hydrodynamique.

Les suites de cette étude permettront d'effectuer l'agrégation des résultats obtenus au point pour tous les polluants caractérisant l'état des eaux souterraines à l'échelle de la masse d'eau. Il est possible aussi d'exploiter les résultats d'une campagne dite "photographique" en cours (2014) pour analyser la présence d'autres polluants jamais recherchés auparavant sur le bassin.

Bilan de la qualité des cours d'eau du bassin Seine-Normandie sur la période 1971-2010

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

GeoHyd

Contact Agence

A.LEQUIEN

Les réseaux de surveillance (Inventaire National de la Pollution, réseaux complémentaires de 1971 à 1986, Réseau National de Bassin à partir de 1987, réseaux DCE à partir de 2007) ainsi que le changement de méthodes d'évaluation et de suivi des paramètres de la qualité des eaux (grille qualité de 1971, SEQ-Eau, arrêté d'évaluation du 25/01/2010) rendent difficiles l'appréciation globale de l'évolution de la qualité des eaux sur une longue période. A l'échelle du bassin Seine-Normandie, 18 millions de données brutes ont été traitées selon les règles actuelles de calcul de l'état écologique et chimique des cours d'eau pour être comparées sur l'ensemble de la période 1971-2010. Sur 19 stations historiques INP, la qualité physico-chimique se caractérise par une faible proportion de stations en bon état jusqu'en 1995 (environ 20 %) puis s'améliore progressivement. En 2010, 70 % de stations sont en bon état.

Les nutriments constituent l'élément de qualité qui s'est le plus fortement amélioré avec un taux de stations en bon et très bon état passant de 30 % en 1995 à 80 % en 2010. L'ensemble des paramètres composant cet élément de qualité (nitrites, ammonium, orthophosphates, phosphore total) s'améliorent considérablement à partir des années 1990, période de grands chantiers concernant les stations d'épuration (Directive ERU notamment). La nette amélioration des matières phosphorées peut également être imputée aux politiques réglementaires comme l'interdiction des phosphates dans les lessives.

Pour le paramètre nitrate, le seuil élevé du bon état, fixé actuellement à 50 mg/L, masque les variations et reste toujours au bon état sur l'ensemble de la période considérée.

L'évolution de la biologie est plus difficilement interprétable en raison de la variabilité des mesures (fréquence 1 année sur 2) et de leur disponibilité. En effet, l'évaluation de la qualité biologique n'est disponible que depuis 1995 pour l'indice poisson et à partir de 2003 pour les invertébrés et les diatomées. Néanmoins, depuis 2003, une légère tendance à l'amélioration des compartiments invertébrés et diatomées est observée, l'indice poisson restant stable depuis 1995.

Pour les polluants spécifiques et l'état chimique, la construction des réseaux DCE et la recherche systématique de nouvelles molécules à partir de 2007 impacte les déclassements enregistrés. Le compartiment des polluants spécifiques (arsenic, chrome, cuivre, zinc, chlortoluron, oxadiazon, linuron, 2-4D et 2-4 MCPA) reste stable sur l'ensemble de la période. Ils sont régulièrement évalués comme étant en bon état et, à partir de 2007 une stagnation à 80 % de stations en bon état est constatée. Pour la chimie, on observe une persistance du mauvais état depuis les années 1970. Depuis 2007, une prédominance du mauvais état chimique est observée avec un passage de 30 % à 90 % de stations en mauvais état dû à la recherche des HAP dans les eaux à compter de cette année. Par ailleurs, l'étude des molécules chimiques permanentes met en avant une part non négligeable de déclassements liée aux pesticides cyclodiènes au cours des 10 dernières années.

Sur l'ensemble des stations suivies entre 2000 et 2010 (plus de 800 stations au total), les paramètres les plus déclassants sont les suivants : le phosphore total pour la physico-chimie, les diatomées pour la biologie, le cuivre et le zinc pour les polluants spécifiques et les HAP pour l'état chimique.

En 2009-2010, les résultats sont les suivants:
- 37 % en bon et très bon état écologique (N=512 stations),
- 55 % en bon et très bon état biologique (N=538 stations),
- 54 % en bon et très bon état physico-chimique (N=857 stations),
- 84 % en bon et très bon état pour les polluants spécifiques (N=604 stations),
- 11 % en bon état chimique (N=626 stations).

La détermination de masses d'eau en limite d'état, c'est-à-dire susceptible de s'améliorer ou de se dégrader a été réalisée en faisant varier les limites de classes de l'arrêté comme suit :
+/- 20 % pour la physico-chimie,
+/- 1 point pour les invertébrés, les diatomées et les poissons.
Sur le bassin, il apparait que 56 masses d'eau pourrait ainsi se dégrader et 47 s'améliorer en faisant varier ces limites de classes.

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