
Une forte minéralisation ou un pH* non neutre sont très souvent, dans les eaux souterraines, d'origine naturelle. La composition ionique des nappes d'eaux souterraines est naturellement variable selon la géologie des aquifères. On observe également une augmentation de la minéralisation avec la profondeur. Les eaux les moins minéralisées ont en général un pH faible.
En excès, les sels comme les sulfates, chlorures, sodium ou magnésium, peuvent provoquer une altération gustative de l'eau, la rendre laxative, être responsables de maladies rénales ou cardio-vasculaires ou entraîner des problèmes de corrosion.
La conductivité ou le résidu sec à 180 °C permettent l'estimation de la minéralisation d'une eau, c'est-à-dire la quantité de sels minéraux contenus dans l'eau (anions et cations).
Le Titre Alcalimétrique Complet, la dureté totale et le pH permettent d'apprécier l'équilibre calco-carbonique. Une eau qui n'est pas à l'équilibre, peut provoquer des phénomènes d'entartrage ou de corrosion des réseaux de distribution.
*Le pH, potentiel hydrogène, reflète la concentration d’un liquide en ions H+