Bordé par quelque 400 km de littoral, le secteur Bocages Normands est un vaste territoire rural que sillonnent plus de 13 000 km de rivières.
Notre secteur, visité par environ 300 000 estivants chaque été, se distingue surtout par la diversité de son terroir : les écosystèmes du littoral, les zones humides de l’arrière-pays et les petits cours d’eau côtiers qui sont les refuges de migrateurs tels le saumon ou la truite.
La ressource en eau est abondante mais inégalement répartie. Les nappes aquifères les plus volumineuses se situent dans les formations sédimentaires du nord-est du Bassin parisien. Le Massif armoricain, lui, est surtout alimenté par de nombreux ruissellements superficiels dont le débit est inégal entre les périodes d’étiage et les périodes de hautes eaux.
Pour autant, les besoins en eau du secteur Bocages Normands sont aujourd’hui globalement satisfaits, même si, ici et là, des tensions se font sentir en période d’étiage. La région est ainsi parfois victime d’inondations récurrentes dues au débordement de certaines rivières, à la remontée de nappes d’eaux souterraines et au ruissellement d’eaux boueuses.
Au final, le secteur Bocages Normands doit donc davantage sécuriser le précieux volume d’eau à sa disposition dans ses nappes aquifères, mieux protéger les rivières dans lesquelles évoluent les poissons migrateurs et restaurer si besoin ses zones humides, puisque leur rôle en matière de régulation et d’autoépuration est à présent reconnu. Le tout sans porter atteinte aux enjeux touristiques et économiques du littoral (conchyliculture, pêche à pied…).