Le secteur Bocages Normands demeure un territoire rural où 70 % des communes comptent encore moins de 200 habitants et où près de 35 800 agriculteurs sont encore en activité. Le but est de concilier protection de la ressource en eau et agriculture dynamique.
Les contrats territoriaux que nous avons signés ici, avec 37 % des exploitations agricoles du secteur Bocages Normands, prévoient des actions de prédiagnostics ou encore une assistance technique à la fertilisation raisonnée. Ils s’inscrivent dans le Plan de maîtrise des pollutions d’origine agricole (PMPOA), le deuxième du genre, qui est actuellement en cours d’exécution en France.
Nos éleveurs, comme ailleurs en France, bénéficient d’un soutien financier lors de la mise aux normes de leurs bâtiments d’élevage. Le montant de ce programme national, évalué début 2001, à environ 2 milliards d’euros, a été financé à hauteur de 65 % par l’Etat, les collectivités locales et l’agence de l’eau. Résultat : 60 % des effluents d’élevage sont désormais en moyenne maîtrisés.
Pour lutter contre les excédents d’azote, qui n’ont pas pour seule origine l’élevage, un autre programme national a été adopté en 2000. Localement, reste à définir les zones vulnérables où il faut mettre en œuvre des programmes d’actions et des codes de bonne conduite agricole.