Le patrimoine écologique des cours d’eau est aussi à l’affiche. Il s’agit d’abord pour nous, ici en Bocages Normands, de doubler le nombre de gardes affectés aux rivières, aux zones humides et au littoral. Ensuite, nous devons mieux entretenir et plus régulièrement nos 2 000 kilomètres de cours d’eau.
D’ici 2006, afin de se conformer aux conventions passées avec le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres, il nous faut acquérir quelques 500 ha supplémentaires de zones humides. "Il faut non seulement protéger les zones humides qui sont inventoriées et font l’objet de protections réglementaires, mais il faut agir plus largement sur les prés mouillants, souvent asséchés par négligence, qui sont des zones tampons indispensables pour prévenir les inondations et piéger les nitrates", explique Jean-Paul Doron, président de la Fédération de l'Orne pour la pêche et les milieux aquatiques.
Cette valorisation des milieux naturels nécessitera la suppression ou, au contraire, l’équipement d’ouvrages hydrauliques : "Le bassin de Seine-Normandie compte le plus grand nombre d’ouvrages sur les cours d’eau. Il faut appliquer les textes en vigueur et restituer la circulation des espèces migratrices partout où il y a eu classement, même si cela doit demander un effort aux propriétaires de moulins", recommande Jean-Paul Doron.