L'équipe de la direction du secteur Seine-Amont travaille chaque jour davantage avec les représentants des acteurs locaux.
Désormais, la gestion de l'eau est en effet plus transparente et plus démocratique dans le bassin Seine-Normandie depuis que, par une délibération du 3 décembre 2002, le Comité de bassin a décidé de renforcer le rôle des six commissions géographiques qui, jusqu'alors, n'étaient réunies et consultées que de façon ponctuelle.
Il revient à ces commissions géographiques, véritables petits "parlements de l'eau", la charge d'analyser, de débattre et d'animer les programmes territoriaux de l'Agence de l'eau.
Elargies à de nombreux acteurs (chambres consulaires, associations de protection de la nature, pêcheurs, organismes de loisir, distributeurs d'eau), les commissions géographiques sont des instances de concertation pérennes qui permettent de démultiplier les échanges et les consultations.
Ghislain de Marsily, membre de l'Académie des Sciences et enseignant à l'Université de Paris VI, analyse : "La proximité est essentielle. Les habitants de Reims ne peuvent pas se sentir impliqués par des décisions prises à Caen ! Et si l'Agence instaure une solidarité de bassin entre tous les acteurs, cela n'est efficace que s'il s'agit d'une zone géographique limitée qui permet aux gens de voir, de leurs yeux, les dommages ou les problèmes posés."
Agriculteur et président de l'Association de la qualité de l'eau de la plaine de la Saulce, Yves Vecten confirme : "Lorsque l'on se rencontre à la commission géographique, on a des intérêts communs et on sait de quoi on parle."
Les priorités retenues par la commission géographique doivent à la fois satisfaire les acteurs locaux, respecter les engagements communautaires de la France et être cohérent avec le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Seine-Normandie.
Un objectif commun : tout faire pour atteindre en 2015 un bon état écologique et chimique des eaux en Seine Amont !