L’activité agricole dans le bassin Seine-Normandie est très dynamique même si comme ailleurs en France, les villes grignotent petit à petit du terrain sur les campagnes et la surface agricole utile disponible diminue sensiblement.
Les 100 000 exploitations agricoles, dont les résultats commerciaux bruts avoisinent 7,5 milliards d’euros par an, sont aujourd’hui moins nombreuses que jadis et emploient nettement moins de main d’œuvre. La taille de la plupart de ces exploitations grossit.
La photographie des grandes régions agricoles du bassin nous révèle que la majeure partie des terres exploitées par les agriculteurs, pour la plupart situées dans les plaines du bassin parisien, est occupée par les grandes cultures, c'est-à-dire principalement des céréales, des oléagineux, des betteraves et des pommes de terre.
Le développement de ces grandes cultures favorise :
- la spécialisation des filières et donc la monoculture, ce qui a des effets sur l’environnement (lessivage de l’azote dans les sols, ruissellement, érosion…) ;
- l’utilisation croissante des produits phytosanitaires (herbicides, fongicides ou insecticides) ;
- l’augmentation de la consommation d’eau qui crée des déséquilibres dans le milieu naturel.
D’où l’urgence pour les agriculteurs de s’orienter vers de bonnes pratiques agricoles.