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Etude quantitative de la disponibilité de la ressource en rivière dans le bassin Seine-Normandie
Horizons 2015 et 2025
 

Une étude pour mieux gérer les ressources dans le futur

Cette étude, dans son ensemble (phases 1 et 2) a consisté à identifier les pressions ayant un impact sur la disponibilité quantitative de la ressource en eau superficielle, notamment les rivières en période d'étiage, en situation actuelle et aux horizons 2015 et 2025.

L'efficacité technique d'éventuels aménagements ou de mesures permettant de diminuer l'écart entre les besoins et la disponibilité de cette ressource a également été testée.


Evaluation prospective des besoins en eau

La première phase de cette étude a été conduite avec les objectifs principaux suivants:

  • mener une analyse rétrospective d'une étude menée en 1995 sur le même thème;
  • présenter une méthodologie de prospective appropriée à la nature des usages de l'eau considérés;
  • réaliser de nouvelles projections de besoins de ressource en eau aux horizons 2015 et 2025.

L'évaluation des besoins quantitatifs en eau, exprimés par les prélèvements et les consommations par usage et par zone géographique, constitue donc les résultats de cette phase 1 des travaux.


Principaux enseignements de la comparaison entre les besoins en eau et la disponibilité des ressources en rivière

Dans la phase suivante, ces résultats permettent de comparer les besoins en eau à la disponibilité de la ressource, notamment les besoins de prélèvements en période d'étiage ainsi que d'indentifier les déficits à l'issue de la consommation.

Ainsi, les conclusions suivantes se dégagent à l'issue de cette étude complète :

  • Quelques bassins du territoire Seine-Normandie présentent des déficits chroniques structurels marqués.
    Sur l'ensemble du bassin, il y a relativement peu de bassins versants sur lesquels on constate des déficits structurels importants à l'étiage. Ces déficits sont pour une grande partie dus aux caractéristiques hydromorphologiques des bassins versants concernés (faible soutien de nappe à l'étiage) : il s'agit notamment de la Bresle, de l'Austreberthe, du Cailly, du Guiel, de la Scie, de la Saane, de la Durdent, de l'Andelle et de la Voulzie.

    Il existe cependant quelques cas où les consommations sont à la source de ces déficits chroniques. Il s'agit des bassins suivants : l'Yerre, le Loing, l'Iton (alimentation en eau potable et agriculture), l'Orge, l'Eure (agriculture), l'Avre, la Vanne (alimentation en eau potable) et l'Oise à Sempigny (alimentation en eau potable et canaux).

    En l'absence de soutien d'étiage par les lacs-réservoirs, il aurait convenu d'ajouter à cette liste les cours d'eau de la Marne et de la Seine en région parisienne.

  • Le bassin Seine-Normandie reste vulnérable à des épisodes d'étiage sévère (de type 1976).
    Dans le scénario de consommations actuelles, l'ensemble du bassin reste structurellement vulnérable à un étiage sévère. Le soutien d'étiage par les lacs réservoirs ne suffit notamment pas a priori à préserver l'agglomération parisienne d'une situation de stress prolongé, sans mesures de restrictions d'usages telles que prévues dans les arrêtés sécheresse.

  • Les tendances d'évolution de la consommation ne sont pas de nature à modifier sensiblement les déficits ressentis.
    Les scénarios prospectifs prévoient tous des réductions des consommations aux horizons 2015 et 2025, réductions plus ou moins importantes selon le scénario et selon l'usage. Ces réductions ne sont cependant pas de nature à diminuer sensiblement la fréquence d'apparition de situations de stress sur les bassins versants cités ci-dessus.