| Protéger et restaurer les milieux aquatiques humides |
| Défi 6 |
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Les progrès importants réalisés en matière de réduction des pollutions « classiques » ne suffisent pas pour atteindre les objectifs de qualité fixés dans le SDAGE. L’atteinte de ces objectifs implique une bonne qualité des habitats propices à l’installation des populations animales et végétales ; c’est à dire une diversité physique du lit, des berges, des côtes et des fonds littoraux.
Pour atteindre ces objectifs, les grandes catégories d’actions listées ci-dessous sont
préconisées.
Préserver, restaurer la fonctionnalité des milieux aquatiques et la biodiversité, afi n
d’aboutir à une gestion durable des milieux et des usages des espaces
naturels et du littoral en réduisant l’impact négatif des aménagements et
des activités. Les actions envisagées doivent considérer les rivières dans
leur ensemble et déboucher sur un programme pluriannuel de restauration
surtout si un SAGE, schéma local de gestion des eaux, existe.
Assurer la continuité écologique est essentiel pour atteindre le bon état écologique
et concerne la libre circulation des espèces vivantes et le transport des
sédiments. Pour permettre cette continuité, le SDAGE recherche une
meilleure fonctionnalité des milieux aquatiques (espaces de mobilités,
lutte contre le colmatage, forêt alluviale, libre circulation des poissons…)
et recommande l’aménagement des barrages et des turbines, voire leur
suppression, pour permettre leur franchissement par les poissons. Une
distinction entre les ouvrages ayant un usage économique ou non est faite
pour la recherche de la solution adéquate.
Mettre fi n à la disparition, la dégradation des zones humides et préserver et maintenir
leur fonctionnalité. La régression des zones humides au cours des
dernières décennies est telle qu’il convient d’agir effi cacement et rapidement
pour éviter de nouvelles pertes de surfaces et pour reconquérir
des terrains perdus.
Le SDAGE préconise d’engager des actions plus particulièrement dans
les secteurs de forte pression foncière où l’évolution des activités économiques
entraîne une pression accrue sur les milieux aquatiques. Ces
actions peuvent être notamment des mesures compensatoires fortes ou
le classement des zones humides dans les documents d’urbanisme.
Réduire l’incidence de l’extraction des granulats sur l’eau et les milieux aquatiques. Les
granulats alluvionnaires sont une ressource limitée et non renouvelable
car les stocks ne se reconstituent pas à l’échelle de temps considérée.
L’exploitation des ressources alternatives comme les granulats marins
doit être encadrée et gérée à l’échelle géographique pertinente (bassin,
région, façade maritime). Le SDAGE augmente les contraintes imposées
aux exploitations en fonction de la richesse environnementale des sites
risquant d’être touchés.
Gérer les ressources vivantes en assurant la sauvegarde des espèces
au sein de leur milieu appelle le développement et la mise en oeuvre de
plans de gestion piscicole et la promotion d’une gestion patrimoniale basée
sur la capacité naturelle des milieux plutôt que sur la satisfaction de la
pêche.
La lutte contre la faune et la fl ore invasives et exotiques, facteur important
de perte de biodiversité, est également abordée dans le SDAGE.
Limiter la création de nouveaux plans d’eau et encadrer la gestion des
plans d’eau existants, pour limiter leurs effets néfastes sur les caractéristiques
physico-chimiques de l’eau, les débits notamment en étiages,
et la vie biologique.
Pour en savoir plus : consulter les orientations 15 à 21 du projet de SDAGE
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