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Le secteur de la peinture
 

Contexte

Pour répondre à un objectif de réduction des émissions de COV (Composés Organiques Volatils) et d'amélioration de l'hygiène de travail, les peintures en phase aqueuses (acryliques) se sont substituées aux peintures en phase solvant (glycérophtaliques).

La généralisation de l'utilisation de peintures acryliques a fait émerger une problématique nouvelle en termes de rejets de pollution toxique. En effet, les rouleaux, pinceaux et matériels sont régulièrement nettoyés lors des changements de teinte ou à l'issue d'une journée de travail. Les eaux de lavage chargées de peintures sont directement rejetées vers le réseau d'assainissement contrairement à l'article L1331-10 du Code de la Santé Publique qui interdit tous rejets autre que domestique dans l'égout en absence d'autorisation délivrée par la collectivité compétente.


Pollution émise

45 000 peintres-ravaleurs, soit 15 000 entreprises, exercent une activité sur le bassin Seine-Normandie. Les opérations de lavage des outils (rouleaux, pinceaux, ...) génèrent un rejet de 85 000 m3/an d'eaux de lavage et de l'ordre 800 t/an de peinture vers le réseau urbain ou le milieu naturel.

Les peintures acryliques contiennent des micropolluants comme les éthers de glycol et présentent les mêmes caractéristiques en terme de toxicité pour les milieux aquatiques que les peintures glycérophtaliques.

Ces micropolluants présents dans les peintures, de part leur non biodégradabilité et leur caractère persistant, ne sont pas traités dans les dispositifs d'épuration urbains. Ils sont donc émis vers le milieu naturel ou concentrés dans les boues généralement valorisées en épandage agricole.


Comment réduire ces rejets ?

Il existe des solutions pour éviter le rejet des eaux de nettoyage à l'égout.

Le principe consiste à susbstituer le nettoyage manuel des outils par un nettoyage automatique dans une machine spécifique (fixe ou portative).

On distingue 2 types de stations de lavage : station fonctionnant à l'eau ou avec des agro-solvants. Les solutions de lavage sont floculées, filtrées et réutilisées sur plusieurs cycles.

Le dispositif fonctionne en circuit fermé avec purge de la boucle de filtration. Ces purges, ainsi que les boues de peintures récupérées sur les filtres, doivent être traitées en centre spécialisé comme déchets dangereux.


L'Agence de l'eau Seine-Normandie soutient les entreprises du bâtiment qui s'engagent dans une démarche respectueuse de l'environnement


Elle finance :

  • la machine de nettoyage des outils,
  • le système de stockage des déchets sur rétentions.

Les modalités d'aides

22,5 à 32,5 % de subvention (suivant zone de redevance)

+ 10 % pour les PME
+ 20 % pour les TPE


Exemple pour une TPE située en zone 3 de redevance :
Achat d'une station de nettoyage et d'une cuve de stockage de déchets
- Coût total : 3 900 €
- Subvention de l'Agence de l'eau : 52,5 % soit 2 030 € d'aide


Partenariat avec des organisations professionnelles

Afin de sensibiliser les peintres et les aides à acquérir des stations de lavage, l'Agence de l'eau Seine-Normandie engage localement des actions de partenariats avec des organisations professionnelles :

 


                  Les aides financières


Liens utiles

CNIDEP
Informations techniques sur les systèmes de nettoyage