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Typologie et cartographie des végétations de zones humides de la vallée de la Marne
Phase 1 : Synthèse du tronçon Vitry-le-François à Châlons-en-Champagne. Programme 2016 - 2019

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

HENDOUX Frédéric, SAINT-VAL Mathieu, WEBER Emilie, LE GLOANNEC Vincent (CBNBP/MNHN)

Contact Agence

Béatrice COLIN ( phase 1) de l'étude

Dans le cadre de ses missions, la délégation champenoise du Conservatoire botanique a engagé avec l’agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) un programme d’étude et de caractérisation des végétations des zones humides de la vallée de la Marne sur le secteur le plus intéressant du point de vue de la dynamique de la rivière et des habitats naturels associés : de Vitry-le-François à Épernay. Ce programme a été divisé en deux phases. La première phase, débutée en 2016 et finalisée en avril 2019 a eu pour but de dresser la typologie des végétations de zones humides de la vallée alluviale de la Marne et des abords immédiats de ses affluents, ainsi que de cartographier la végétation sur le tronçon de vallée s’étendant de Vitry-le-François à Châlons-en-Champagne.

À partir de la typologie phytosociologique réalisée, les séquences paysagères rencontrées dans la vallée ont été caractérisées avec pour chacune d’entre-elles l’identification des groupements végétaux spécifiques et leur agencement selon les gradients écologiques. L’ensemble des végétations naturelles et semi-naturelles du tronçon de Vitry-le-François (Blacy) à Châlons-en-Champagne, ont été cartographiées selon les principes cartographiques de la phytosociologie paysagère au 1/10 000ème. Chaque polygone cartographique fait l’objet d’une description complète des végétations en présence, de leur proportion et de leur état de conservation au sein du polygone. Une carte de l’intérêt patrimonial et des priorités de conservation est également réalisée afin d’aider les opérateurs fonciers à localiser et prioriser leurs interventions.
324 relevés phytosociologiques ont été réalisés pendant la campagne, dont 250 pendant la phase de typologie (2016 - 2017). A ces relevés, 50 relevés issus des travaux de J.M. Royer, S. Thèvenin et B. Didier sur les végétations forestières des grandes vallées de Champagne crayeuse (Aube, Seine et Marne) ont été ajoutées pour conforter l’interprétation de ces végétations. L’analyse et le traitement de l’ensemble des relevés ont fourni 17 tableaux phytosociologiques. L’ensemble des végétations identifiées est décrit dans un document spécifique, le Catalogue des végétations de la vallée de la Marne (Hendoux, 2019).

La phase de typologie a permis d’identifier 124 associations végétales présentes dans la vallée, dont 108 sont liées aux zones humides. 64 associations sont considérées comme menacées en ex-Champagne-Ardenne et 38 sont très rares à exceptionnelles pour ce territoire. Parmi ces végétations, plusieurs sont citées pour la première fois de la région (notamment la végétation d’annuelle des grèves à Panic pied-de-coq et certaines saulaies riveraines) ; la frênaie-ormaie est une association nouvelle pour la science, décrite de façon contemporaine à nos travaux sur la vallée de la Seine. Sa présence est donc confirmée sur la vallée de la Marne et de l’Aube. 5 596,185 hectares ont été cartographiés, de la limite avec la N4 à l’entrée de Vitry, jusqu’à l’entrée de la Marne dans Châlons-en-Champagne pour 1 195 polygones. Une stratégie de préservation des milieux et sites remarquables est proposée.

Ces résultats montrent une grande diversité d’habitats naturels en lien avec la dynamique fluviale encore présente sur ce tronçon de cours d’eau, fait devenu rarissime en plaine. Les habitats des grèves, et les saulaies inondables montrent en particulier un développement important et une diversité remarquable. La prairie à Oenanthe à feuille de silaus et la prairie à Colchique et Fétuque des prés, encore localement présentes, constituent une priorité de conservation. Des sites prairiaux à Violette présentent encore des potentialités de restauration. L’ormaie alluviale, encore présente ponctuellement, est un témoin des potentialités forestières des grandes vallées inondables. Ainsi, de nombreux groupements végétaux sont d’intérêt patrimonial et méritent d’être pris en considération dans les politiques de protection et de gestion des milieux naturels. Les objectifs pour la flore et les végétations seront de préserver la fonctionnalité du cours principal et le rôle de corridor des rivières secondaires, protéger en urgence les quelques hectares de prairies naturelles en bon état de conservation, préserver la capacité de résilience des forêts alluviales face aux changements globaux (climat, chalarose)...

Les opérateurs, gestionnaires de milieux naturels, ou bureaux d’études, maitres d’œuvre, disposent désormais d’un document précis pour la description des unités de végétation rencontrées sur la vallée (homogénéisation des données). Les cartes sont des documents opérationnels consultables et exploitables. Les données floristiques sont consultables en ligne : http://cbnbp.mnhn.fr/cbnb

Les objectifs de la phase 2 sont de finaliser la cartographie sur le tronçon Châlons-en-Champagne/Épernay, développer des applicatifs permettant d’exploiter l’information de manière thématique (niveau d’inondablité, indicateurs d’évolution de l’occupation du sol de la vallée…). À l’issue de la seconde phase, la stratégie de conservation et les sites prioritaires à l’échelle de l’ensemble de la vallée étudiée seront précisés.