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L’Agence de l’eau Seine-Normandie met à disposition ses données de suivi de qualité des eaux superficielles

Origines du déclassement de l'état biologique par les diatomées sur la partie armoricaine de la Normandie

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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Agence de l'eau Seine-Normandie (R.LEVRARD)

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F.GUIBERT

L'indice biologique diatomée (IBD) est un indicateur biologique de la qualité des rivières basé sur des micro-algues brunes siliceuses, les diatomées. Cet indice intervient dans l'évaluation de l'état écologique des masses d'eau cours d'eau. Sur la partie armoricaine de la Normandie, l'IBD apparaît souvent comme le seul facteur déclassant de l'état écologique de rivières pourtant dépourvues de pressions significatives. Ce constat ne se retrouve pas sur la partie sédimentaire de la région. L'étude a pour objectifs de confirmer et préciser la problématique puis d'acquérir une vision plus précise de ce sujet afin de formuler des recommandations opérationnelles concrètes, notamment dans la perspective des prochaines évaluations de l'état des masses d'eau.

La méthodologie de travail consiste dans un premier temps à constituer une base de données physicochimiques et hydrobiologiques (indices, listes floristiques) complète et unifiée, intégrant des données du bassin Loire-Bretagne pour compléter le panel de données armoricaines. A partir de cette base de données sont effectués des analyses et tests statistiques destinés à confirmer et préciser la problématique de départ. Les évolutions des règles d'évaluation (EQR, I2M2) sont ensuite prises en compte pour vérifier si, avec elles, le problème initial se pose de la même manière. Les données physico-chimiques et biologiques sont ensuite mises en relation dans l'objectif d'identifier et d'expliquer une éventuelle réponse différenciée de l'indice à un même niveau de pression selon le contexte hydroécologique (armoricain ou tables calcaires). Enfin, des recommandations pratiques sont attendues en vue des prochains exercices d'évaluation de l'état écologique des cours d'eau.

L'analyse des données issues de la base constituée a permis de valider l'hypothèse d'un IBD plus sévère sur les masses d'eau armoricaines que sur celles des tables calcaires. On observe en particulier une diminution plus rapide de la note IBD sur les masses d'eau armoricaines pour un niveau de contamination faible (nitrites et phosphore notamment). Le nouvel indice invertébrés I2M2 confirme le caractère préservé des masses d'eau armoricaines, même si l'écart de qualité avec la partie sédimentaire de la région semble moins important que ce que ne laissait penser le seul IBG-DCE. En conclusion, il est recommandé de continuer à écarter les IBD moyens des masses d'eau armoricaines, en appliquant une expertise individuelle s'appuyant notamment sur les informations nouvelles apportées par l'I2M2 (probabilités d'altération de la qualité de l'eau).

Cette étude confirme le problème d'un IBD trop sévère sur l'armoricain et apporte une réponse méthodologique concrète directement utile dans la perspective des prochaines évaluations de l'état écologique des masses d'eau cours d'eau.

Il reste encore à expliquer biologiquement cette inadaptation de l'indice diatomées aux masses d'eau armoricaines pour pouvoir à terme améliorer l'indice. Il faudrait aussi s'assurer que l'IBD n'est pas, à l'inverse, trop optimiste sur les masses d'eau des tables calcaires. De la même manière, la bonne adaptation de l'indice macroinvertébrés actuel (IBG-DCE) aux contextes hydroécologiques régionaux pourrait être questionnée.

ETUDE DES FORETS ANCIENNES EN MILIEUX ALLUVIAUX - SYNTHESE DES 3 PHASES

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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Centre National de la Propriété Forestière

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B.COLIN - S.BEZAIN

Parmi les forêts alluviales anciennes de Champagne-Ardenne, celles qui n'ont pas subi d'interruption de leur état boisé au cours des nombreuses années (au moins depuis le XIXème siècle) sont qualifiées de "forêts anciennes". L'intérêt patrimonial des forêts anciennes alluviales a été démontré par plusieurs études récentes (Hermy et al. 1999 ; Berthelot et al. 2005 ; Chevalier et al. 2009). Elles sont reconnues pour être des hauts-lieux de biodiversité, abritant des cortèges faunistiques et floristiques bien particuliers, caractérisés par des espèces à faible capacité de colonisation et par conséquent fragiles et sensibles à l'interruption de l'état boisé. Pourtant nos connaissances sur ces forêts restent très partielles, notamment sur la localisation et les caractéristiques des peuplements qui les composent. C'est l'objet de cette étude qui se propose de tester sur certains secteurs une méthodologie cartographique et d'évaluation de leur état de conservation.

Initiée en 2009, l’étude s'est déroulée en trois phases jusqu'en 2015 selon les secteurs étudiés :
- Phase 1 autour des vallées de la Seine (Bassée entre Nogent et Romilly) et de la Marne (entre Epernay et Châlons) ;
- Phase 2 autour des vallées de l'Aube et affluents (Ravet, Meldançon, Superbe), et de la Marne (entre Saint-Dizier et Vitry-le-François) et du Perthois (Chée, Ornain, Saulx, Vière) ;
- Phase 3 pour finaliser les principales vallées étudiées précédemment (excepté la Marne à l'aval d'Epernay) et actualisées à partir de photographies aériennes plus récentes.

Les résultats confirment la patrimonialité des forêts alluviales anciennes, due aussi bien à leur rareté qu'à leur biodiversité. Actuellement, elles ne représentent que 3 % de la surface des vallées inventoriées et 20 % des forêts subnaturelles actuelles (hors peupleraies) et apparaissent sous la forme de reliquats de faible surface, répartis de façon hétérogène dans le cordon boisé longeant les cours d'eau. Une des raisons principales à cette diminution drastique de surface et au morcellement observé serait le faible taux de boisement de 1830, dont une partie a été convertie en agrosystèmes, tels que les prairies, des cultures ou des peupleraies. Il semble par ailleurs que les forêts anciennes aient été mieux conservées sur les stations les moins humides, les zones plus engorgées ayant probablement été utilisées à des fins agricoles ou populicoles. De nombreuses zones ont été reboisées depuis le XIXème siècle, permettant ainsi de reconnecter les forêts anciennes à une trame boisée. Les forêts alluviales anciennes identifiées selon le protocole sont ainsi des forêts humides potentielles, avec une échelle d'exploitation des cartes issues de cette étude fixée à 1/25 000ème.

Par ailleurs, les résultats mettent en avant la compatibilité de ces forêts avec une gestion durable à condition d'adapter la gestion de manière à les préserver. Les peuplements qui les composent possèdent un potentiel en termes de gestion sylvicole et de biodiversité. Ils seraient valorisés entre autre par un maintien de bois mort sur pied ou au sol, le maintien d'îlots de sénescence, une gestion forestière favorisant un traitement irrégulier (irrégularité de la structure, mélange des essences locales, renouvellement diffus et continu) et le maintien de très gros bois. Des recommandations de gestion doivent être portées à la connaissance des propriétaires et des acteurs locaux, avec une plaquette d'information éditée et des réunions de sensibilisation.

Ces forêts, de par leur stabilité temporelle, font partie intégrante de notre patrimoine historique et culturel, et constituent des réservoirs d'habitats et d'espèces à préserver. Il y est donc important de ne plus y effectuer de défrichement. Or les vallées sont des zones à forte activité économique et pression anthropique où ont lieu fréquemment des changements d'affectation du paysage (développement de carrières, de cultures de maïs, de peupleraies). Ces perturbations modifient et réduisent considérablement la surface de ces forêts. Le changement climatique pourrait avoir des conséquences encore méconnues sur ces habitats. Ainsi, cette étude met en évidence la nécessité de connaître la localisation des forêts alluviales anciennes afin d'établir leur zonage et de l'utiliser comme outil de communication auprès des propriétaires forestiers sur la valeur patrimoniale de ces forêts, mais également comme outil en matière de politique d'aménagement du territoire et de préservation de l'environnement (espaces boisés classés, acquisition foncière, trame verte et bleue...).

Les facteurs contrôlant l'état biologique des cours d'eau du bassin Seine-Normandie : exploitation des données 2003-2009

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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RIVE

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A.LEQUIEN - F.MARTINET

La Directive Cadre sur l'Eau (DCE) met la biologie au centre des évaluations de l'état écologique des cours d'eau. Le "bon état écologique" est l'état atteint par une masse d'eau présentant un écart léger par rapport aux conditions de référence sur les paramètres biologiques. Pour cibler au mieux les actions de l'Agence et permettre de répondre aux exigences européennes et nationales en la matière, la connaissance des facteurs contrôlant la qualité biologique des cours d'eau est un enjeu stratégique.

Les origines de la dégradation de la qualité biologique des cours d'eau peuvent être multiples : rejets industriels, urbains, hydromorphologie, pollutions diffuses, débits insuffisants... Afin d'identifier les facteurs de contrôle de la biologie et de les hiérarchiser, cette étude propose une interprétation statistique des structures floro-faunistiques (diatomées/invertébrés/poissons/ macrophytes). Les données biologiques acquises par l'AESN, les DREAL et l'ONEMA sur les stations de surveillance de 2003 à 2009 ont été compilées puis confrontées aux variables "milieux" et "pressions" caractérisant les masses d'eau du bassin (rejets ponctuels, hydromorphologie, occupation des sols, débits…).

Différentes matrices floro-faunistiques ont été constituées :
Matrice 1 : Diatomées/invertébrés/poissons/macrophytes de 2003 à 2007 (31 stations)
Matrice 2 : Diatomées/invertébrés de 2003 à 2007 (405 stations)
Matrice 3 : Invertébrés (variété taxonomique et Groupe Faunistique indicateur) de 2008 à 2009 (265 stations)
Matrice 4 : Listes faunistiques invertébrés de 2003 à 2007 (636 stations).
Matrice 5 : Listes floristiques de diatomées entre 2003-2007 (386 stations)
Matrice 6 : Listes faunistiques macrophytes entre 2003 et 2007 (178 stations)

Chaque matrice a fait l'objet de 4 tests statistiques (analyse en composante principale, analyse factorielle des correspondances, matrice des corrélations de Pearson, analyse inter-classes) intégrant 16 variables "milieux" et "pressions" : surfaces agricoles et urbanisées du lit majeur, ripisylve, rang de Strahler, Indice de Développement et de Persistance des Réseaux (IDPR, indicateur spatial crée par le BRGM), occupation des sols (agriculture, urbanisation, secteurs naturels), module, nombre d'ouvrages sur la masse d'eau, débit mensuel minimum de période de retour 5 ans (QMNA5), état physico-chimique de la masse d'eau amont, altitude, surface du bassin versant, hydroécorégion de rang 1 et 2.

La 1ère analyse réalisée n'a pas permis de montrer de corrélation évidente entre les 4 compartiments biologiques (diatomées /invertébrés /poissons /macrophytes). Les corrélations entre invertébrés et poissons apparaissent les plus significatives tandis que macrophytes et diatomées ne corrèlent pas avec les indices faunistiques. L'analyse conjointe invertébrés/diatomées a mis en évidence une faible corrélation entre ces indices. Des divergences de notes parfois importantes entre IBGN et IBD ont pu être constatées, ceci étant expliqué par le fait que les indices diatomiques sont plus liés à la qualité des eaux qu'à la qualité habitationelle de la station (IBGN).

Outre les facteurs éco-régionaux (HER 1 et 2) issus de la typologie nationale CEMAGREF (2002) qui ressortent fortement de l'ensemble des analyses interclasses réalisées, les variables "milieux" relatives au réseau hydrographique (altitude, surface, Strahler), à l'hydrologie (module, QMNA5) et la variable associant la géologie (IDPR) permettent d'expliquer les notes floro- faunistiques des invertébrés, diatomées, poissons, sauf pour les macrophytes. Ces variables sont elles-mêmes fortement corrélées avec certaines variables "pressions", notamment le taux d'occupation agricole des bassins versants qui s'oppose aux bassins versant naturels avec un faible taux d'occupation agricole. Pour les valeurs indicielles et les relevés faunistiques des IBGN, l'état physico-chimique en amont de la masse d'eau ainsi que le caractère urbain du lit majeur ressortent aussi comme des variables explicatives. Dans certains cas, la présence de ripisylve semble jouer un rôle dans l'explication des peuplements observés.

Par rapport à la typologie proposée par Verneaux (1973), la structure typologique observée pour les IBGN apparaît incomplète, avec des stations amont faiblement représentées, des stations intermédiaires peu caractéristiques et des stations aval très déconnectées des précédentes (absence de continuum) présentant un biocénotype caractéristique de milieux dégradés (dystrophie des milieux et impact des curages et recalibrages). Pour les diatomées et contrairement aux invertébrés, la structure typologique n'est pas très marquée (la plupart des stations et des taxons se regroupent au centre du plan factoriel ce qui indique un faible lien des diatomées avec les différents milieux analysés). De même pour les macrophytes, la plupart des stations et des taxons se regroupent au centre du plan factoriel ce qui indique un faible lien avec les différents milieux analysés.

A partir des résultats obtenus précédemment, il apparait que les facteurs de pressions anthropiques que l'on peut observer dans les différentes écorégions influent différemment et significativement sur les peuplements faunistiques ou floristiques. Si la position hydro-écorégionale est absolument à prendre compte dans la gestion des masse d'eau, il a été montré que les peuplements subissaient une "déflation" sur certaines de leurs caractéristiques biocénotiques en zone agricole plus qu'ailleurs (urbain, forestier, …), ce qui impliquerait, à l'échelle d'une écorégion donnée, que la nature agricole des bassins versant devienne l'un des principaux facteurs à considérer pour la reconquête des milieux.

Une 1ère analyse de résilience a été menée en ce sens pour cartographier les stations qui présenteraient les plus fortes aptitudes de retour à un "bon état écologique", au regard du caractère écorégional et des variables " pressions " et "milieux". Il apparait que sur les 405 stations étudiées (dont 22 % en bon état écologique), 17 % pourraient atteindre assez facilement ce bon état écologique (résilience forte compte tenu de la qualité actuelle des peuplements et des caractéristiques milieux et pressions), 55 % présenteraient une résilience faible pour l'ensemble des compartiments biologiques (et notamment pour les diatomées) et 6 %, une résilience très limitée sur le court et moyen terme.

L'écrevisse à pieds blancs dans le 89 : qualité biologique de son habitat, structure des populations et stratégie de conservation

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Fédération de pêche de l'Yonne

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Fédération de pêche de l'Yonne

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Armelle PERNET

Le territoire français est au centre de l'aire de répartition d'Austropotamobius pallipes pallipes (APP) ou écrevisse à pieds blancs. Cette écrevisse est la principale espèce autochtone sur le territoire national. Néanmoins, les populations sont en perpétuelle baisse depuis une vingtaine d'années. Le département de l'Yonne n'échappe pas au déclin généralisé de cette espèce à forte valeur patrimoniale, présentant un intérêt certain dans le fonctionnement et l'équilibre des écosystèmes aquatiques.

Les études et prospections menées conjointement depuis quelques années par la fédération de pêche de l'Yonne, le Parc Naturel Régional du Morvan, et le service départemental de l'ONEMA permettent de caractériser précisément l'état des populations à l'échelle du département de l'Yonne. Ces observations ont mis en avant un contexte astacicole très précaire et fortement dégradé. Ainsi, le département de l'Yonne compte actuellement huit ruisseaux partiellement colonisés, ce qui représente un linéaire cumulé de 0,16 % du linéaire hydrographique départemental.

Les raisons de ce déclin sont nettement déterminées avec la dégradation des milieux due aux pratiques agricoles et sylvicoles intensives, associées aux travaux de curage ou de rectification. En parallèle, des introductions historiques d'écrevisses allochtones ont engendré un processus de compétition et provoqué d'importantes attaques fongiques décimant des populations d'APP.

Suite à ces constats, la fédération de pêche de l'Yonne a mise en œuvre une politique de protection des APP, indispensable pour la conservation de cette espèce. Malgré un panel d'outils réglementaires, les Arrêtés Préfectoraux de Protection des Biotopes (APPB) semblent l'outil réglementaire le plus approprié à la vue des problématiques existantes. Cet acte qui s'apparente à une mesure de police administrative permet de réglementer voire d'interdire certaines activités. Dans l'Yonne, les sites visés par cet acte s'étendent sur un territoire restreint où les facteurs perturbant les populations sont récurrents ce qui facilite d'autant plus la conception des APPB.

Les espèces invasives des milieux aquatiques et humides du bassin Seine-Normandie : diagnostic et perspectives d'intervention

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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Julien BERTRAN

Un certain nombre d'espèces végétales et animales introduites par l'homme peuvent, par leur prolifération, provoquer un déséquilibre dans le fonctionnement des milieux aquatiques et humides. Des travaux d'identification des espèces invasives, de leurs distributions géographiques et d'étude de leurs impacts sur les milieux et leurs fonctionnalités doivent être entrepris afin de déterminer quelles interventions sont à mettre en place en cohérence avec l'intégrité des milieux naturels mais également leur utilisation (production, maintien de la ressource, activités de loisirs).

L'agence de l'eau du bassin Seine-Normandie a ainsi souhaité réaliser un état initial de l'état des invasions sur le bassin, de l'état des connaissances sur ces espèces et de l'implication des acteurs et gestionnaires du bassin. Ce travail a été entrepris dans le but de fournir un outil d'aide à la décision, d'élaborer un outil de suivi, de déterminer quelle implication l'agence doit avoir vis-à-vis de cette problématique.

Suite à la collecte des données auprès d'une majorité d'acteurs ou gestionnaires, se révèle la présence d'invasions biologiques au sein des milieux aquatiques et humides du bassin Seine-Normandie. Le degré d'invasion et les impacts sur la biodiversité et les milieux sont différents en fonction du site, de l'espèce, des activités et des enjeux.

Par rapport à d'autres bassins, Seine-Normandie parait être un peu épargné, notamment en ce qui concerne les secteurs Vallées de Marne et Seine-amont. Toutefois, le ragondin, rat musqué, les écrevisses américaines et la renouée du Japon sont présents sur l'ensemble du bassin et présentent un impact souvent important sur la biodiversité, les milieux ou les usages. Ces espèces très présentes continuent de proliférer et d'augmenter leur aire de répartition géographique ; l'enjeu serait d'arriver à limiter leur extension et de pouvoir contrôler durablement et à grande échelle leurs populations et dynamiques.

D'autres espèces dont les populations sont encore isolées ou ponctuelles sont responsables de nuisances pouvant être conséquentes. C'est notamment entre autre, le cas de la jussie, des asters américains ou du myriophylle du Brésil. Ces espèces sont en phase de colonisation et une action d'éradication sur les petites stations est préconisée en vue d'empêcher leur extension d'aire d'habitat et ainsi l'apparition d'impacts très importants sur les milieux dont la gestion se révèle chère et difficile.

Enfin, d'autres espèces sont limitées par le climat ou bien se sont implantées sans perturber (pour le moment) les écosystèmes.

Les entretiens avec les acteurs et gestionnaires ont rendu compte de la diversité des réalisations de gestion sur différentes espèces, avec des résultats plus ou moins probants. Il en ressort néanmoins, là où les problèmes se font le plus ressentir, une volonté d'obtenir plus de connaissances (ou de formation) concernant ces espèces invasives, ainsi que la mise en place de protocoles de gestion ou de sensibilisation coordonnés et étudiés (réseau de collecte, de veille) en vues d'actions plus effectives et efficaces.

En tant qu'organisme participant à la gestion du bassin, possédant un pouvoir de décision, d'aide financière et d'animation, et devant appliquer les plans des politiques publiques environnementales, l'Agence de l'Eau et son comité de bassin peuvent participer à la mise en place d'action de gestion concertée, collective et intégrée, afin de participer à la préservation des milieux et d'appliquer une gestion en cohérence, avant tout, avec les orientations de gestion de préservation des milieux et également avec les intérêts sociétaux.

Réalisation et animation d'une démarche prospective sur les zones humides du bassin Seine-Normandie

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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Julien BERTRAN

L'agence de l'eau Seine-Normandie, s'est engagée, en janvier 2005, dans une démarche prospective participative sur les zones humides afin de construire une analyse stratégique à long terme susceptible d'orienter l'action publique en leur faveur. Cette prospective vise à répondre aux questions suivantes : quelles zones humides l'action publique doit-elle particulièrement cibler ? Sur quelle justification et quel argumentaire peut-elle être fondée ? Quels acteurs doit-on et peut-on mobiliser ?

L'exercice de prospective a mobilisé un groupe de travail rassemblant les différents représentants des défenseurs des zones humides, le choix ayant été fait de mener une démarche prospective au service des acteurs qui aujourd'hui s'engagent dans la défense de ces milieux.

Cette démarche, engagée de janvier 2005 à l'automne 2006, a d'abord permis de construire une "base" pour réfléchir : une vision d'ensemble du système où se joue l'avenir des zones humides du bassin (grands types de territoires aux dynamiques d'évolution spécifiques, archétypes des différentes situations stratégiques des zones humides), ainsi qu'une rétrospective de l'évolution des zones humides du bassin depuis les années 1960.

Un scénario tendanciel et trois scénarios contrastés ont ensuite été élaborés, à l'horizon 2030. Chacun de ces scénarios traite des trois items qui sont apparus déterminants pour l'évolution des zones humides : les forces économiques (croissance, degré de mondialisation de l'économie notamment) ; le mode d'expression dominant de la demande sociale à l'égard des espaces (poids respectifs du marché, de la société civile et de la planification publique en la matière) ; les politiques publiques (importance relative de l'environnement et thèmes prioritaires d'intervention publique). C'est sur la base de combinaisons d'hypothèses sur ces trois grands déterminants que le groupe de travail a bâti les trois scénarios contrastés :
- Scénario 1, entre "développement durable" et "bonne gouvernance" : quelle place pour les zones humides ?
- Scénario 2, autosuffisance, sécurité et développement durable :
des zones humides sous contrainte d'efficacité.
- Scénario 3, la décroissance libérale : les zones humides entre prestige et "système D".

Enfin, le prestataire a produit une note stratégique qui exploite l'ensemble de ces produits, ainsi que les discussions auxquelles ils ont donné lieu au sein du groupe de travail. Cette note propose des éléments de réponse aux interrogations stratégiques qui ont motivé la démarche.

Cartographie des zones à dominante humide du bassin Seine-Normandie

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Julien BERTRAN

Les zones humides sont, depuis la loi sur l'Eau de 1992 et le SDAGE de 1996, reconnues comme étant des entités de notre patrimoine qu'il convient de protéger et de restaurer. Depuis 2000, l'ensemble des travaux relatifs à la Directive Cadre sur l'Eau, rappelle la contribution significative de ces zones humides à l'atteinte des objectifs de bon état des masses d'eaux. Plus récemment la loi relative au Développement des Territoires Ruraux précise la définition juridique de la "zone humide" et renforce sa protection.

Malgré tous ces textes, il n'existait pas jusqu'à maintenant de cartographie et base de données homogènes localisant et caractérisant l'ensemble des zones à dominante humide du bassin Seine-Normandie. C'est désormais chose faite grâce à un important travail de photo-interprétation réalisé par un consortium franco-belge (Gallia, I-mage Consult - Le Cere) sous maîtrise d'ouvrage Agence, avec un comité de pilotage associant experts universitaires, la Diren de bassin et l'IFEN.

L'approche générale consiste à créer dans un premier temps, à l'aide de diverses couches géographiques disponibles, un masque binaire permettant de discriminer des zones présumées humides ou non humides. Ensuite, à l'intérieur des zones présumées humides, on interprète, visuellement sur écran, des orthophotoplans (images aériennes orthorectifiées) couleur à très haute résolution (taille du pixel : 5m), en association avec des relevés de terrain et d'autres sources d'informations brutes ou traitées, disponibles sur l'ensemble du bassin (compositions colorées et classifications d'images satellitales de type Landsat ETM+, fond topographique au 1:25.000, cartes géologiques au 1:50.000, etc. Il s'agit donc d'une méthode hybride alliant : traitements analogiques (PIAO), traitements numériques (Image Satellite, données altimétriques (MNT), données thématiques…) et relevés de terrain (clé d'interprétation et validation).

Suite à une phase pilote portant sur 10 sites test, une typologie à deux niveaux (8 types et 16 sous-types), compatible avec les classifications CORINE Biotope et EUNIS, a été établie puis utilisée.

C'est la première opération de cartographie des zones à dominante humide sur une telle surface (100 000 km²) et avec cette précision (1/50 000è - sites de plus de 1 ha). Après vérification de plus de 400 points de terrain, les résultats s’avèrent fiables à plus de 90 %. Les 10 % d'erreurs sont liés à des limites techniques et des contraintes budgétaires, notamment dues à l'importance de la zone d'étude qui rend impossible une campagne de terrain exhaustive.

A noter que la surface de zones à dominante humide est encore plus réduite que ce que les estimations pressentaient : avec 4543 km² elle ne représente plus que 4,8 % du bassin, soit à peu près un tiers de ce qu'elle devait représenter avant l'avènement du modèle d'agriculture intensive (estimation par calcul d'indices topographiques prenant en compte la géologie).

Ce premier travail a plusieurs finalités complémentaires :
- Améliorer la connaissance : constitution d'un premier bilan, une sorte d'état de référence des zones humides du bassin, ce qui permettra de suivre l'évolution de ces espaces. (intégration au référentiel SIG de l'Agence).
- Etre un support de planification et d'évaluation pour l'Agence et ses partenaires, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la DCE, de la révision du SDAGE et du 9è programme d'intervention.
- Etre un support pour l'instruction des demandes d'aides en charge des Directions de Secteur, et pour la mise en œuvre de leurs Plans Territoriaux d'Actions Prioritaires (PTAP).
- Etre un outil de communication interne et externe, en terme d'information et de sensibilisation.
- Etre un outil d'aide à la décision pour les collectivités territoriales,
- Etre une base pour des cartographies plus fines (loi DTR), avec financement de l'Agence.

Rapport d'études

Annexes

Identification des indicateurs de fonction des zones humides pour la rétention des nitrates et la régulation des crues par SIG

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Aïcha AMEZAL

La politique communautaire dans le domaine de l'eau à travers la Directive Cadre Européenne sur l'Eau (DCE) définit un objectif de reconquête écologique visant à atteindre d'ici 2015 un bon état quantitatif et qualitatif des écosystèmes aquatiques et des eaux souterraines. En 2004, dans le cadre de la DCE sur l'Eau, un état des lieux du bassin Seine-Normandie a clairement identifié un fort enjeu de protection et de restauration des zones humides. Il est en effet démontré aujourd'hui que ces milieux peuvent contribuer au bon état écologique des eaux par leurs fonctions multiples d'épuration des eaux, de rétention de crues, de réservoir de biodiversité…

C'est pour cette raison, que l'Agence de l'eau Seine-Normandie, dans le cadre des travaux de mise en œuvre de la DCE, et de la mise en place de son 9è programme, a souhaité identifier les secteurs les plus efficaces ou stratégiques vis-à-vis de la rétention des nitrates, des crues de manière à définir des actions de protection ou de restauration sur ces sites "efficaces” et cela en relation étroite avec les acteurs locaux. L'équipe de chercheurs du PIREN-Seine a engagé depuis plusieurs années pour le compte de l'Agence des travaux relatifs à l'élaboration d'une typologie fonctionnelle des zones humides à l'échelle du bassin Seine-Normandie permettant de caractériser leur fonctionnalité.

Ce stage, financé par l'Agence, s'inscrit dans la continuité de ces travaux de recherche et s'est focalisé sur l'identification de facteurs "stratégiques" sur lesquels l'Agence est susceptible d'intervenir pour améliorer le fonctionnement des zones humides en terme de rétention des nitrates et de régulation des crues. Les recherches effectuées dans le cadre de ce stage identifient :
- les surfaces vulnérables vis-à-vis des deux fonctions considérées (rétention des nitrates et régulation des crues) ;
- de nouvelles applications, inspirées des précédents travaux, qui donnent lieu à la définition d'un nouvel indice multicritère caractérisant ces deux fonctions.

Aujourd'hui, la détermination d'indicateurs "stratégiques" et la définition d'un nouvel indice permettent à l'Agence de disposer d'une évaluation simple contribuant à la sélection d'actions. L'évaluation qualitative des différents indicateurs, les bases de données servant à les renseigner, la définition de l'indice final… sont amenés à évoluer avec les avances scientifiques dans ce domaine. Cependant, ces différents travaux permettent de donner une vision générale de la situation des zones humides sur le bassin Seine-Normandie, qui demande à être précisée par des validations sur le terrain, à des échelles d'études plus fines. D'autre part, cette étude devrait permettre d'amorcer de nouvelles pistes de réflexion quant à la définition et la délimitation des Zones humides d'intérêt Environnemental Particulier, ZHIEP, et des Zones Humides Stratégiques pour la Gestion de l'Eau ZHSGE, prévues dans le cadre de la nouvelle loi sur le Développement des Territoires Ruraux (loi DTR, 2005).

Evaluation de l'impact généré par un ouvrage infranchissable sur la structuration génétique d'une population de truite commune

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Agence de l'eau Seine-Normandie

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CATER Basse-Normandie - FMPPMA - Université de Poitiers - Laboratoire GENINDEXE

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Thierry LEFEVRE

Le territoire français est au centre de l'aire de répartition d'Austropotamobius pallipes pallipes (A.P.P) dite écrevisse à pieds blancs. A. pallipes est la principale espèce d'écrevisse autochtone sur le territoire français et à ce titre, la plus répandue sur l'ensemble du territoire métropolitain. Malgré une large répartition nationale et européenne, les populations d'écrevisses à pieds blancs sont en perpétuelle baisse depuis une vingtaine d'années. Le département de l'Yonne n'échappe pas au déclin généralisé de cette espèce à forte valeur patrimoniale, présentant un intérêt certain dans le fonctionnement et l'équilibre des écosystèmes aquatiques.

Les résultats des inventaires préliminaires montrent que sur ces têtes de bassin, les discontinuités écologiques sont le plus souvent dues à des ouvrages de franchissement des cours d'eau : buses et ponts mal calés ou bouchés (1,6 "ouvrage infranchissable" en moyenne par kilomètre sur la Coulandre, le Lembron et la Gine sur le bassin de la Rouvre, Patrick Battier pour le Contrat rural de la Rouvre , 2005). Quant aux montants financiers nécessaires pour la restauration de cette continuité, ils sont très importants : par exemple, 600 k€ estimés sur les bassins du Beuvron, du Lerre et de l'Airon, soit plus de 500 km de cours d'eau sur les départements de l'Ile-et-Vilaine, de la Manche et de la Mayenne, Hydroconcept pour BS2A, 2007. Par ailleurs, si les bénéfices doivent être perceptibles pour les populations de poissons et éventuellement de crustacés, on peut aussi considérer que ce type de restauration répond à une perturbation du fonctionnement hydromorphologique des cours d'eau.

En partenariat avec la Fédération de la Manche pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, la Cellule d'Animation Technique pour l'Eau et les Rivières de Basse-Normandie a donc proposé une première approche pour évaluer les perturbations induites par un obstacle jugé infranchissable et estimer l'efficacité des interventions préconisées. Il s'agit d'un préliminaire à un protocole de recherche plus complet qui sera établi dans un second temps.

Sur le ru du Houssaye, affluent du ruisseau de la Costardière, lui-même affluent de la Sée au sud de Brécey, une buse de franchissement de cours d'eau par un chemin d'exploitation agricole a été diagnostiqué "infranchissable" à 90 % et fait l'objet d'un projet de remplacement en 2008 par un ouvrage plus adapté et mieux calé par rapport au lit du cours d'eau. Pour réaliser un état initial avant les travaux programmés en 2008 qui ont pour objectif de restaurer la continuité biologique sur ce tronçon de cours d'eau, des pêches électriques ont été réalisées grâce au concours de la FMPPMA en juillet 2007. Lors des mesures biométriques, un prélèvement des nageoires adipeuses des truites communes (Salmo trutta fario) a ainsi été réalisé sur 30 individus à l'aval de l'obstacle infranchissable ainsi que sur 30 individus à l'amont de l'obstacle. Ces prélèvements ont été envoyés pour analyse du génotypage au Laboratoire Genindexe situé à la Rochelle. L'interprétation et le traitement statistique des données ont été confiés à l'UMR CNRS, Génétique et Biologie des Populations de Crustacés, de l'Université de Poitiers.

Il ressort des premiers traitements que la buse a eu un impact sur la structuration génétique de la population de truites. Même si les dévalaisons sont plus fréquentes que les remontées qui restent exceptionnellement possibles, elles n'ont pas permis l'homogénéisation de la composition génétique des deux sous populations. Toutefois, cette fragmentation n'a pas diminué fortement la diversité génétique des deux populations, ce qui tend à montrer que la taille de chaque sous population a été suffisante pour limiter la perte de variabilité génétique (cours d'eau proche du bon état écologique). Il reste que ces deux populations présentent des allèles spécifiques pour certains locus, ce qui renforce également le fait que ces populations sont génétiquement différenciées.

Collecte des données de micropolluants dans la matière vivante et préliminaire à la constitution d'un réseau de suivi

Autres phases

pas d'autre phase

Etude commandée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Réalisée par

Agence de l'eau Seine-Normandie

Contact Agence

Manuel SARRAZA

La directive cadre sur l'eau (DCE) impose de nouveaux standards chimiques par l'utilisation de normes de qualité environnementale. Celles-ci sont actuellement provisoires et concernent uniquement le support eau. Cependant des projets de transposition aux tissus organiques sont étudiés et sont à anticiper afin de répondre rapidement aux exigences européennes. Le sujet abordé : étude de l'état de contamination du biote et notamment de la faune piscicole sur le bassin Seine-Normandie par les micropolluants, entre dans cette optique d'anticipation. Précisons que les "micropolluants" se restreignent aux substances prioritaires de la DCE et à certaines molécules de la dite "liste II de 99 substances".

Différents points sont abordés au cours de l'étude. Dans un premier temps, une recherche d'analyse de micropolluants dans les poissons auprès des acteurs du bassin est réalisée. Cela permet d'entreprendre une exploitation commune de ces données et de celles commanditées par l'agence. Il en découle des résultats mais aussi des zones d'ombre liées en partie aux paramétrages des prélèvements. L'étude s'oriente alors sur la notion de réseau biote afin de comprendre les dysfonctionnements précédents.

Au final, la recherche peu fructueuse montre le manque de données à ce sujet. Celles trouvées servent à conforter les analyses "Agence" d'anguilles, qui révèlent une contamination par les PCB (notamment PCB-DL) dans les poissons, dépassant dans certains cas les seuils sanitaires. Un classement des contaminants des espèces piscicoles est effectué et met en avant la nécessité de suivre dans les poissons les PCB, le mercure, les phtalates et certains HAP. Associé à cette notion d'élaboration de réseau, une recherche bibliographique a permis de déterminer les espèces ubiquistes sur le bassin (chevesnes, chabot, vairon, loche franche) et d'étayer le choix fait dans le plan PCB (anguille, gardon), avec malgré tout une certaine réserve.

Afin d'exploiter et stocker les données durablement, une base de donnée a été créée ainsi qu'un outil d'aide à la décision reprenant les résultats trouvés.

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