Les moyens d’action pour améliorer la situation sont multiples et combinables , ils relèvent du curatif comme du préventif et se déclinent de l’amont à l’aval :
- Réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère,
- Choix des matériaux de construction (véhicules, bâtiments, parkings, …) limitant l’exportation de polluants par corrosion ou érosion,
- Modification des pratiques sur les espaces urbains (entretien, usages,…)
- Réduction de la collecte pour limiter les apports d’eaux de ruissellement dans les réseaux d’assainissement et gestion différenciée des eaux de ruissellement,
- Ecrêtement les débits d’eaux pluviales ruisselés avant leur introduction dans les réseaux,
Réduire les volumes d’eaux de ruissellement collectés dans les réseaux d’assainissement, ralentir les écoulements et écrêter les débits concourent à :
- créer des conditions plus favorables à l’interception des polluants,
- éviter de concentrer des polluants initialement dispersés sur de grandes surfaces,
- favoriser l’acheminement des eaux polluées jusqu’aux unités de traitement,
- limiter la taille des ouvrages de collecte et de traitement
L’essentiel des polluants véhiculés par les effluents urbains de temps de pluie est associé aux matières en suspension (MES) de taille inférieure à 100 microns : matières organiques, métaux lourds, hydrocarbures,...
La lutte contre la pollution d’origine pluviale consistera donc à intercepter ces particules par :
Les bassins de décantation enterrés ou à ciel ouvert sont les ouvrages de dépollution les plus couramment mis en place sur un réseau de collecte. Des ouvrages compacts tels que les décanteurs lamellaires avec ou sans adjonction de coagulant-floculant sont également susceptibles de piéger les polluants particulaires. Des dispositifs de filtration végétalisés ou non, sont de plus en plus souvent proposés soit le plus en amont possible dès l’origine du ruissellement, soit plus à aval.
Pour les réseaux unitaires, le traitement biologique sur station d’épuration apparaît particulièrement adapté lorsque l’on souhaite protéger le milieu récepteur contre des désoxygénations. La combinaison avec des bassins de stockage-laminage permettra de réguler les apports et de réduire les déversements. Une bonne cohérence de l’ensemble collecte-épuration est indispensable car ce mode de gestion des flux polluants par temps de pluie ne doit en aucun cas engendrer des perturbations des filières eaux et boues dont l’impact sur les milieux récepteurs pourrait être contre performant.
Limiter les surfaces imperméabilisées permet de réduire les apports d'eaux de ruissellement. Il est possible dans certains cas de diminuer la largeur des routes (par exemple en desserte de zones pavillonnaires), de choisir des matériaux de construction plus perméables et/ou moins polluants, de créer des aménagements paysagers destinés à recueillir les eaux de ruissellement...(Cf plaquette pluies en ville)

- Techniques alternatives en périphérie de Rouen et région parisienne.
