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Fiche Résumé 06-PLUV-02
 

TRAITEMENT DES EFFLUENTS URBAINS DE TEMPS DE PLUIE SUR LES STATIONS D'EPURATION D'ILE-DE-FRANCE


Plus de 450 stations d'épuration en Ile-de-France.                 

     

La région Ile-de-France compte plus de 450 stations d'épuration destinées à traiter les eaux usées issues de réseaux séparatifs ou unitaires. Conçues en priorité pour des effluents de temps sec, elles acceptent également des proportions plus ou moins importantes d'eaux pluviales provenant du ruissellement sur les surfaces urbanisées.

Etude exploratoire portant sur des stations de plus de 2000 EH.

L'étude, à vocation exploratoire, rend compte partiellement des informations disponibles et des exploitations envisageables afin d'évaluer le niveau actuel de traitement des apports par temps de pluie sur les stations d'épuration de plus de 2000 EH. Seules ont été étudiées les stations mises en service à partir de 1995 et situées en dehors du périmètre d'action du Syndicat Intercommunal d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne. Cependant, afin de compléter le travail de stage, une synthèse des études réalisées sur cette dernière zone a été effectuée. Les éléments collectés concernent 45 unités d'épuration. Ils sont de consistance très variable. Les secteurs de Meaux et de Melun ont fait l'objet de deux études de cas spécifiques.

Les éléments collectés concernent 45 unités d'épuration.

Le dimensionnement de temps de pluie et les méthodes utilisées sont peu documentés.

Les données d'autosurveillance les plus facilement accessibles ne sont pas les plus pertinentes pour évaluer le fonctionnement hydraulique du système par temps de pluie.      

Parmi les données recueillies, les éléments concernant le dimensionnement de temps de pluie et les méthodes utilisées sont rares car non archivées par les services opérationnels de l'Agence. Les bilans d'autosurveillance communiqués à l'Agence sur support informatique ou papier, se présentent sous des formes très variables. Les données les plus facilement accessibles se résument le plus souvent à des données mensuelles, peu pertinentes pour évaluer le fonctionnement hydraulique par temps de pluie du système. Une analyse de ce type nécessite en effet des données au pas de temps horaire, à défaut journalier. Sont également indispensables, la connaissance de la pluviométrie associée aux débits sur les principaux points de déversement vers le milieu naturel (déversoirs d'orages, by-pass station, surverse bassin tampon, rejet STEP…), sur tous les points d'entrée de la station et en des points clé tels que vidange du bassin tampon, entrées sur biologique.

Les informations les plus complètes concernent la Seine-et-Marne.

27 000 m3 de stockage sont disponibles sur 25 stations.

En 2004, presque tous les réseaux connaissaient des problèmes majeurs d'eaux claires parasites permanentes ou météoriques mais seules 2 stations avaient un fonctionnement jugé insuffisant.                           

            

Les informations les plus complètes ont été obtenues sur le département de Seine et Marne grâce au SATESE 77. Sur ce territoire, les 25 stations retenues pour l'étude disposent au total d'une capacité de stockage sur bassins tampons proche de
27 000 m3. Sur ce même échantillon, les débits maxima de temps sec et de temps de pluie étaient connus en 2004 pour 22 stations. 17 d'entre elles n'étaient pas en surcharge hydraulique par temps sec. Elles étaient donc susceptibles d'accepter des apports supplémentaires par temps de pluie, dès lors qu'elles se situaient à l'aval d'un réseau unitaire ou mixte, c'est-à-dire dans 14 cas sur 17. Cependant, ces apports dépassaient la capacité hydraulique de la station dans 12 cas dont 4 seulement sont situés à l'aval d'un réseau majoritairement unitaire. De fait, tous les réseaux, à une exception près, connaissent des problèmes majeurs d'eaux claires parasites permanentes ou météoriques (ECPP ou ECPM), mais seules deux stations avaient un fonctionnement jugé insuffisant en 2004. L'une de ces deux stations supporte actuellement des apports d'eaux usées supérieurs à sa capacité hydraulique et massique. Le débit journalier maximum de temps de pluie est en moyenne égal à la somme du volume journalier d'eau usée multiplié par 2,8 et du volume journalier d'eau claire parasite, ce qui est cohérent avec les recommandations T1-2000 pour l'application du fascicule 81-titre II du CCTG (construction de stations de traitement des eaux usées). Ce ratio atteint cependant 6,6 sur la station de Voulx sans pour autant affecter son fonctionnement, jugé très bon par le SATESE 77. Le délai maximum de vidange de 24 heures, préconisé par "La ville et son Assainissement" pour les bassins tampon, semble respecté pour 15 STEP sur 22.

Des résultats encourageants sont obtenus à partir des données journalières de pluie et de débit enregistrées sur la station de Meaux.

Le traitement des données journalières issues de l'autosurveillance sur la station de Meaux a par ailleurs donné des résultats encourageants. L'exploitation des hauteurs de pluie et des débits moyens en entrée et sortie d'ouvrage a en effet mis en évidence une bonne corrélation des débits entrants avec la pluviométrie. Cette analyse a permis de situer entre 10 et 20 mm par jour, les pluies traitées intégralement sur la filière biologique de la station. Cette dernière ayant été dimensionnée pour accepter une pluie mensuelle de 10 mm sur 1 heure, il n'y a donc pas incohérence entre les bases de dimensionnement et les résultats de fonctionnement. Pousser plus loin l'analyse aurait nécessité des données plus détaillées et des points de contrôle complémentaires.

Aucun des sites investigués ne présentait l'ensemble des conditions requises pour évaluer les pressions exercées par les rejets urbains de temps de pluie d'une collectivité sur le milieu récepteur.

              

Les informations recueillies lors de ce stage n'ont pas permis d'effectuer le travail initialement prévu concernant l'évaluation des pressions exercées sur le milieu récepteur par les rejets urbains de temps de pluie d'une collectivité. En effet, aucun des sites investigués ne présentait l'ensemble des conditions requises pour ce genre d'exercice : caractéristiques suffisamment simples pour permettre un traitement des données avec des moyens informatiques limités, données numériques nécessaires disponibles, fréquence d'acquisition et niveau de validation des données compatible avec l'objectif de l'étude.

Les principaux facteurs limitants à l'utilisation des données d'autosurveillance sont d'une part la disponibilité de données numériques archivées à un pas de temps suffisant, d'autre part la fiabilité de ces éléments.

Quant à l'utilisation des données d'autosurveillance dans le cadre d'études diagnostic et de schémas d'assainissement, elle est tentée sur certains sites avec plus ou moins de succès, les principaux facteurs limitants étant comme précédemment, d'une part la disponibilité de données numériques archivées à un pas de temps suffisant, d'autre part la fiabilité de ces éléments. Si de nombreuses données sont disponibles sur les stations d'épuration, il n'en va pas de même sur les déversoirs d'orage et autres points de rejet au milieu naturel. Des voies d'amélioration pour l'acquisition, l'archivage ou l'exploitation de données ont été proposées à l'issue de ce travail.

Cette étude est exclusivement réservée à un usage interne.
LUTTE POLLUTIONS PLUVIALES

Autres phases

pas d'autre phase


Etude commandée par

Agence de l'Eau Seine-Normandie


Réalisée par :

Agence de l'Eau Seine-Normandie


Contact Agence

Nadine AIRES