D’une façon très globale, les propositions du SDAGE sont perçues de façon positive, le public estimant que c’est une façon d’aller plus vite vers l’objectif de bon état des eaux en 2015.
Le public, qui perçoit les dérogations comme des “renoncements”, s’interroge toutefois sur la “faisabilité”du SDAGE et plus particulièrement sur la capacité d’engagement financier des collectivités.
Les dispositions concernant l’eau potable
Elles sont mieux perçues que celles sur la lutte contre les pollutions ou celles visant la gestion des périodes de crise (inondations et sécheresse), qui n’ont pas convaincu le public.
Ces dispositions techniques sont dans l’ensemble jugées trop peu innovantes, le public faisant état de difficultés pour promouvoir des techniques alternatives nouvelles que ce soit en matière de recyclage de l’eau, d’assainissement non collectif ou d’agriculture biologique.
En ce qui concerne la gouvernance
Le public souhaite une vraie transparence à la fois dans les rapports annuels (jugés illisibles) et sur la qualité de l’eau du robinet que les mairies doivent au minimum afficher sur leur site web. Le financement (principe pollueur-payeur), l’éducation, le renforcement de la police des eaux, sont systématiquement mis en avant ainsi que la recherche sur les polluants émergents.
Le prix de l’eau n’apparaît pas comme un sujet majeur : payer 25 € supplémentaires annuellement est accepté par 2/3 des répondants au questionnaire.
Le public met en avant trois préoccupations majeures
- La lutte contre les pollutions engendrées par l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais,
- La lutte contre les rejets de substances toxiques dangereuses dans le milieu naturel,
- Le gaspillage de l’eau.
A noter
Les économies d’eau et le recyclage sont privilégiés par un public prêt à agir qui souhaite disposer d’informations pratiques sur ces sujets.